mardi 17 septembre 2019

L'Arabie saoudite aurait fait l'appel à l'Iran pour lui fournir de l'essence


5.7 millions de barils de pétrole de moins à raison de 60 dollars chaque baril, soit une perte journalière à hauteur de 342 millions de dollars. Si l'Arabie saoudite ne parvient pas à remettre d'ici un mois sur les rails ses installations pétrolières, la brèche se chiffrera à 10 milliards de dollars sur une période de 10 mois. Il est urgent d'en finir avec la guerre.

Une dernière information confirme l'arrêt de l'exportation du pétrole léger saoudien vers l'Asie, contrainte désormais à se contenter du pétrole lourd saoudien, dont le raffinage coûte plus cher. La frappe au drone d'Ansarallah a aussi coupé le flux du pétrole saoudien vers Bahreïn, soit quelques 230 000 barils par jour. Lundi, les agences de presse ont aussi fait état d'efforts saoudiens censés se procurer de quoi satisfaire la demande de son clientèle pour le fuel. Spax affirme que le département du commerce d'ARAMCO aurait commandé auprès de l'Inde mais aussi de quelques pays du Moyen Orient une grosse quantité de gazole pour livraison rapide. 
The last but not the least, Riyad aurait demandé à l'Iran de l'essence : Selon le député iranien Abolfazl Hassan Beygi , membre de la commission de la sécurité nationale, "l'Arabie saoudite a fait l'appel à l'Iran pour remplir le vide laissé par la suppression de quelques 25 millions de barils de pétrole produits quotidiennement et qui touche directement sa consommation de l'essence à l'échelle nationale" .
Attaques de drones contre les installations pétrolifères de la compagnie saoudienne Aramco, le 14 septembre 2019. ©ReutersEt les Saoudiens qui ont aidé Ansarallah?
Si les officiels américains ont aussitôt accusé l'Iran d'avoir attaqué ARAMCO et brandissent la menace d'"une riposte militaire", le Pentagon a lui, bien peur. Selon Washington Post, le Pentagone "n'apprécie ni les menaces anti-iraniennes de Trump ni le discours guerrier du département d'Etat " et s'inquiète des répercussions d'une nouvelle escalade dans le golfe Persique : "Lundi à l'occasion de la réunion sécuritaire convoquée par Trump, les généraux du Pentagone ont plaidé pour la retenue et mis en garde contre les répercussions d'une guerre coûteuse contre l'Iran, dit le journal qui ajoute : "le Pentagone prone la détente puisqu'une guerre avec l'Iran sera bien sanglante et inopportune dans un contexte où les Etats-Unis veulent retirer leurs troupes de la région".  
Samedi, des attaques de drones revendiquées par Ansarallah ont visé les installations de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco à Buqayq et le champ pétrolifère de Hijrat Khurais. Ces attaques ont annulé environ la moitié de la production du principal exportateur du pétrole et suscité des préoccupations au niveau mondial.   Source
 « Les Saoudiens n’ont pas été convaincus par les USA que c’était l’Iran qui avait attaqué » (Wall Street Journal)
Selon le Wall Street Journal, des responsables saoudiens ont dit à leurs homologues américains qu’ils n’avaient pas fourni suffisamment de preuves pour pouvoir accuser l’Iran pour la frappe au drone contre les deux raffineries de Saudi Aramco.
Les Américains et les Saoudiens auraient échangé des rapports d’enquête élaborés par leurs services de renseignement respectifs et les premiers auraient conclu que l’Iran avait lancé samedi plus de 20 drones et au moins une douzaine de missiles sur les installations pétrolières saoudiennes, ont déclaré des sources proches du dossier.
Or les responsables saoudiens ont déclaré que les États-Unis n’avaient pas fourni suffisamment de preuves pour conclure que l’attaque avait été lancée depuis l’Iran. Suite à quoi, des responsables américains ont annoncé leur intention de partager d’ici quelques jours de nouvelles d’informations avec les Saoudiens.
Selon le journal américain, il s’agit pour le moment d’une simple évaluation faite par les services américains et il n’y a eu aucun document officiel ni aucune publication sur le sujet.
À Riyad, l’armée saoudienne a présenté lundi sa première évaluation, qui n’a pas accusé l’Iran d’avoir orchestré les frappes.
Par ailleurs, le Wall Street Journal souligne que les officiels saoudiens et leurs homologues américains sont divisés sur la manière d’agir : certains voulant frapper l’Iran et d’autres craignent qu’une attaque ne déclenche un conflit régional plus vaste.
Le samedi 14 septembre, le porte-parole de l’armée et des Comités populaires du Yémen a annoncé que l’unité de drones avait lancé 10 engins sur les raffineries de Buqayq et de Khurais appartenant à la société Saudi Aramco. Et pourtant, le secrétaire d’État américain est intervenu très rapidement pour dire que c’était l’Iran qui était derrière ces frappes !
Pourquoi les autorités saoudiennes n’accusent pas Téhéran comme le font les Américains ?
1) À cause de leur incapacité à garder le contrôle de la situation en cas de montée des conflits :
L’impuissance saoudienne à entrer dans un nouveau conflit régional est l’une des principales raisons de Riyad pour ne pas soutenir les accusations de Riyad contre Téhéran.
Selon les analystes politiques, si jamais les Saoudiens confirment les affirmations américaines, cela voudra dire qu’ils déclarent la guerre à l’Iran et qu’ils devront aussi en assumer les conséquences alors que les évolutions dans la région ne sont pas favorables à Riyad.
2) Ils sont déçus de l’Amérique et de son soutien :
Un point important qui a fait que Riyad se comporte avec prudence face à Téhéran, c’est parce qu’il ne peut pas compter comme par le passé sur le soutien des Américains. Car les politiques de Donald Trump, le président des États-Unis sont imprévisibles et il a été démontré qu’il n’était pas prêt à s’en prendre aux autres pays juste pour garantir les intérêts de ses alliés.
3) Les capacités dissuasives d’Ansarallah :
Les avertissements adressés par le mouvement yéménite Ansarallah à Riyad et les menaces d’intensifier ses attaques contre le sol saoudien ont fait que les autorités saoudiennes se montrent très prudentes.
S’adressant à des responsables saoudiens, le porte-parole de l’armée yéménite, Yahya Saree, a mis en garde contre la poursuite des offensives, qui pourraient selon lui couvrir cette fois tout le territoire saoudien.
Source : Presstv

1 commentaire:

  1. le jeunot héritier saoudien déjeune maintenant avec des derricks grillés. les sauterelles grillées ,c'est moins cher

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