dimanche 27 octobre 2019

Irak. Le "Changement de Régime" a échoué


Les plans de « regime change » commencés en 2011 avec le sinistre « printemps arabe » continuent de plus belle : Algérie, Liban, Irak, Hong Kong, Venezuela, Bolivie, etc. Au Tunistan, ex Tunisie, la manipulation des jeunes et le bourrage des urnes ont accouché d’un régime islamiste comme les aiment l’Oncle Sam et son parrain Israël. En effet, un Robocop intégriste, Kaïs Saïed, n’ayant présenté AUCUN programme ni participé à AUCUN meeting de campagne, a été élu avec un score de 72,71%, digne d'un dictateur [Voir : TUNISTAN. L’irrésistible crépuscule tunisien ].

Pour en revenir à l’Irak, le journal libanais Al-Akhbar a obtenu un document américain de sécurité révélant le rôle de l’ambassade américaine dans la gestion secrète des manifestations d’octobre en Irak, selon le schéma suivant (qui ressemble beaucoup à ce qui se déroule en Algérie et au Liban). 

1-Le Haut Comité pour les manifestations: il joue le rôle de coordination, de gestion et d’orientation sur le terrain. Il est chargé de déterminer le trajet de la manifestation et son déroulement et d’unifier les slogans. Il bénéficie également d’un excellent support informationnel de la part de l’ambassade, de certains responsables politiques, de fonctionnaires, d’agences de sécurité et de télécommunication.
2 – L’équipe d’opérations psychologiques : elle s’emploie à envoyer des menaces dans les médias pour provoquer un impact psychologique et briser le moral du personnel gouvernemental et des membres de l’appareil de sécurité, diffuser largement les rumeurs et mobiliser le public et les manifestants contre le gouvernement.
3 – L’équipe de mobilisation électronique : une armée électronique formée et organisée qui s’occupe de la fabrication d’opposants électroniques et de la mobilisation de manifestants dans la rue. Elle s’occupe également de la remise de toutes les instructions relatives aux voies et directions bloquées ainsi que du départ sur le terrain. Elle gère également les pages sur les réseaux sociaux. N’oublions pas que Facebook, Google, Amazon, Youtube, etc. sont des outils sionistes qui sont très fortement utilisés par les Mossad/CIA pour laver le cerveau des Internautes.
4- L’équipe de documentation sur les violations : une équipe très influente, spécialement formée à Erbil et à Amman, qui surveille les violations et les fausses informations et met en relief les failles de sécurité. Elle prépare également des rapports étayés de documents et de certificats prouvant que les services de sécurité ont violé la liberté d’expression, et ont arrêté, tué, blessé et torturé les manifestants. En plus, elle doit préparer des rapports montrant l’engagement des manifestants à respecter les règles de la protestation pacifique.
5 – Le groupe de pression international : intéressé à organiser des rassemblements de protestataires devant les ambassades et consulats d’Irak dans les autres pays du monde et à couvrir les évènements dans les médias.
6 – L’équipe d’information : intéressée à couvrir les activités des manifestants, à surveiller les violations et à les rediffuser en coopération avec les chaînes et sites locaux et étrangers.
7- L’équipe technique électronique : équipe technique spécialisée dans le traitement des problèmes de filtrage d’Internet et chargée de la recherche des moyens et des applications de substitution.
8 – L’équipe de secours : une équipe médicale, chargée de l’évacuation et du traitement des blessés qui fournit les premiers soins et guide les manifestants sur la manière d’éviter les tactiques de la force antiémeute et qui est déployée sur les lieux des manifestations et à proximité des hôpitaux.
9 – L’équipe d’appui logistique : elle s’occupe de fournir certains besoins de base tels que la nourriture, les boissons et les premiers secours sous le titre « Soutenir les citoyens ». Par exemple, en Algérie, cette équipe est chargée de préparer le couscous et les sandwichs gracieusement offerts aux manifestants.
10- Indépendamment des équipes ci-dessus, il y a l’équipe des provocateurs souvent déguisés en militaires ou en policiers, et comportant des snipers chargés de descendre un certains nombres de « manifestants pacifiques » pour en accuser les forces gouvernementales. On a largement vu cette équipe dans toutes les révolutions de douleur et autres « printemps arabes » : Tunisie, Egypte, Ukraine, Syrie, Irak, Iran, Liban, Venzuela, etc. Cette équipe est gérée exclusivement par la CIA/Mossad.  
Quels étaient les objectifs des protestations en Irak ?
Le journal Al-Akhbar évoque les quatre objectifs suivants :
1-Créer un conflit chiite-sunnite, 2-ébranler le gouvernement fédéral et les administrations locales, 3-ouvrir de multiples fronts dans plusieurs régions et 4-ne pas déterminer le leader de ces protestations. Ainsi, les planificateurs pensaient que le gouvernement de Bagdad tomberait en l’espace de quelques jours à la lumière du vide sécuritaire et de l’absence d’un nombre de dirigeants suffisant ; mais nous voyons bien que le projet a échoué.   
Al-Akhbar a déclaré que le limogeage du lieutenant Abdelwahab al-Saadi, ancien numéro 2 du service irakien de la lutte contre le terrorisme, était une mesure de précaution contre le plan du coup d’État et les plans de ceux qui travaillaient avec lui, soulignant qu’il était clair pour le Premier ministre Adel Abdel Mahdi que certains officiers envisageaient d’exploiter les manifestations et de lancer un coup d’État contre son gouvernement..
Echec du Coup d'État
D’autres fuites qui parviennent aux sources irakiennes depuis l'ambassade US affirment que l'acte II du scénario ci-dessus  du coup d'État en Irak connaît quelques difficultés :
Ainsi les assauts parfaitement organisés contre les sièges des partis politiques liés aux Hachd al-Chaabi (Unités de mobilisation populaire) à savoir Al-Nujaba, Brigade Imam Ali, Asaïb al-Haq et l'armée de Badr, mais aussi l'assassinat ciblé de commandants de la Résistance, dont deux appartenant à Asaïb al-Haq qui ont péri vendredi, n'ont pas pu déboucher comme le souhaite l'ambassade US sur une guerre civile, la Résistance irakienne étant trop vigilante pour tomber dans le piège.
Al-Akhbar qui a publié samedi l’article ci-dessus fondé sur les rapports des services de renseignement irakiens, évoque comment les éléments armés (snipers) s'infiltrent dans les rangs des manifestants avant d'ouvrir le feu à la fois sur ces derniers et sur les forces de l'ordre. Les relais de l'ambassade US trop actifs au sein des ONG irakiennes utilisent des réseaux sociaux (voir point 3 ci-dessus) et Whatsup pour mobiliser des jeunes de moins de 25 ans qui sont largement impliqués dans des violences. Les revendications sociales axées sur la lutte contre la corruption a donc très rapidement laissé la place au « regime change » du Printemps Arabe et autres Révolution de couleur. 
Le plan savamment concocté par la CIA/Mossad et financé par Riyad et Abou Dhabi, vise ainsi à ouvrir des fronts de guerre civile multiples dans une dizaine de province à majorité chiite dont et surtout Karbala et Najaf, deux villes saintes irakiennes. Un bilan officieux fait état de 63 morts dans les 10 provinces où se déroule le projet de coup d'État sans que les forces de sécurité aient tiré. Le gouvernement Mahdi, bien au fait du plan depuis des semaines, a procédé à un vaste remaniement au sein des forces de police : les commandants en chef des policiers dans quatre province de Najaf, de Karbala, de Zighar et d'al-Diwaniya ont été remplacés, certaines fuites faisant état d'une réactivation des cellules pro-américaine au sein de l'armée et ce, dans le sens d'un putsch militaire contre le gouvernement.
Plus actives dans ses manœuvres de déstabilisation que pendant la première semaine du mois d'octobre, les chaînes saoudiennes pro israélo-américaines,  Al-Arabiya et Al-Hadath viennent d'être interdites en Irak, pour ses « appels à la violence » à l'adresse des manifestants. Dans des reportages séparés, les deux chaînes exhortaient la foule à bloquer les voies d'accès à la capitale pour isoler Bagdad, puis à se diriger vers l'aéroport pour en bloquer l'accès et ce, d’après elles, afin d'empêcher les « responsables de fuir ». Les deux chaînes demandaient aussi à ce que les manifestants s'infiltrent dans la zone verte pour s'en prendre non pas à l'ambassade US mais aux institutions étatiques. Le  gouvernement irakien a également  banni les activités de la chaîne satellitaire arabophone Al-Hourra et la Radio Sawa toutes deux diffusées depuis les États-Unis.
Reuters qui ne passe pas pour un média fiable a cité samedi deux responsables sécuritaires irakiens qui, se refrénant au Premier ministre, auraient annoncé le déploiement des forces des unités anti-terroristes dans les rues de la capitale. Cette information reste évidemment à confirmer vu que les médias mainstream cherchent par tous les moyens à accuser le PM et les services de sécurité d'être à l'origine des tirs contre les manifestants. Certaines sources locales disent détenir des informations selon lesquelles les forces spéciales américaines déguisées en employés des entreprises sécuritaires arment et équipent des fauteurs de troubles qui se sont infiltrés parmi les manifestants. 
Qaïs al-Khazali, le secrétaire général du mouvement Asaïb Ahl al-Haq, l'un des groupes les plus anti-israéliens des Hachd (Unités de mobilisation populaire) a évoqué cette « infiltration » en déclarant  samedi que les « snipers qui ont tiré sur les Irakiens sont tous des employés de sociétés de sécurité étrangères ». La semaine dernière, une quarantaine d'effectifs de forces spéciales américaines, françaises, britanniques sont entrés depuis la Syrie en Irak pour se rendre dans un lieu inconnu du public.
Revenant sur les événements de la première semaine du mois d'octobre, certaines sources d'informations soulignent l'implication des agents déguisés en force de réaction rapide. Équipés de mitrailleuses M16, ils auraient tiré sur la foule. « C'est le second acte d'un projet de coup d'État qui implique les États-Unis, les Émirats, l'Arabie saoudite mais aussi Israël qui agit par le biais de ses relais au Kurdistan. Deux QG dirigent les opérations », affirme le journal libanais al-Akhbar. 
sources diverses
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Un camping de fortune aménagé par les manifestants au centre de Beyrouth, le 26 octobre 2019. ©AFP
Un camping de fortune aménagé par les manifestants au centre de Beyrouth, le 26 octobre 2019. ©AFP

Plus d’une semaine après le début des protestations pacifiques au Liban contre la corruption et la vie chère, de nouvelles révélations ont été faites sur des sources suspectes de financement des manifestations.
Une investigation du journal libanais Al-Ahed révèle l’implication des ambassades d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis à Beyrouth dans cette affaire. Ceux-là même qui veulent en profiter dans le sens de leurs propres intérêts politiques.
Al-Ahed révèle que les sources de financement sont nombreuses, dont les plus importantes sont les ambassades d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Par ailleurs, des représentants de l’ambassade émiratie sont présents dans une cellule du commandement des manifestations, créée par le parti des « Forces libanaises » de Samir Geagea, tandis que d’autres personnes sur le terrain s’occupent des coordinations entre l’ambassade des Émirats arabes unis et les organisateurs des manifestations.
Des sources bien informées ont confirmé au journal Al-Ahed que l’ambassade des Émirats arabes unis a pris en charge les coûts de la médiatisation des événements et de la logistique nécessaire sur le terrain: transport, appareils audio, parasols, drapeaux, tentes, cabines de toilettes mobiles, repas et eau.
Des paiements en espèces ont été également observés: 100 dollars par jour pour tous ceux qui viennent quotidiennement dans les rues et pour bloquer les voies et les routes, et 150 dollars par jour pour ceux qui passent la nuit sous les tentes ou à ciel ouvert.
Le message d'Israël aux Libanais !
De nombreuses personnes qui avaient l’intention de rejoindre les manifestations disent qu’ils ont changé d’avis lorsqu’il ont vu ce soutien douteux de la part des étrangers, comme l’arrivée de plats chauds à une heure régulière pour un nombre déterminé de manifestants comme si c’était fait « à la commande ». Ces repas sont servis dans des boîtes imprimés avec des slogans qui invitent à la « révolution ».
Les manifestants qui se retirent de ce « mouvement » ont parlé au journaliste d’Al-Ahed de leurs inquiétudes après avoir vu des gens riches et des capitalistes célèbres du pays qui veulent « surfer sur les vagues » des protestations spontanées. De leurs aveux, beaucoup d’argent est versé dans les rues et de très nombreuses personnes sont payées plus d’une fois.
Les Émiratis ne sont pas les seuls à assurer le financement suspects des protestations: l’ambassade saoudienne à Beyrouth exercent aussi des pressions et des menaces financières sur la presse et plusieurs médias audiovisuels, les contraignant de couvrir les événements de manière tendancieuse.





Hannibal GENSÉRIC

1 commentaire:

  1. " ... une quarantaine d'effectifs de forces spéciales américaines, françaises, ... " : en 3 ans, apparemment le France n'a pas changée, :
    « Regardez ce qui est fait à la Syrie, à la ville de Raqqa « second Dresde ».
    « Non la France n’a pas participé à la destruction de Raqqa, mais elle a fait pire. »
    « Nous entrons en guerre directe avec la Russie Nous Peuple de France, au lieu de lui venir en aide. Tous les attentats perpétrés par la coalition incluent clairement la France complice de la fausse-loi.»
    http://clefsdufutur.fr/2016/12/message-du-26.12.2016-mstg-germain.html

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