vendredi 11 octobre 2019

Tunistan. Sept cents millions d’euros partis en fumée

Depuis le « regime change », relooké « printemps arabe » pour les gogos, conduit par l’Empire contre les régimes nationaux, dont la Tunisie devenue Tunistan, le dinar tunisien a accéléré sa dégringolade par rapport à la devise européenne, l’euro, et au dollar, perdant près des deux tiers de sa valeur. L’année 2019 présentait les mêmes raisons que les années précédentes, sans parler des incertitudes politiques, pour s’attendre à une nouvelle baisse : une hausse des prix de près de 7 %, un déficit courant gigantesque (près de 12 % du PIB) et une croissance plus que faiblarde (au mieux 1 %).

Or, à partir de mars 2019, on a assisté à une stabilisation du dinar tout à fait inattendue alors que l’écart avec l’inflation chez les principaux partenaires de la Tunisie atteignait des records et aurait justifié une baisse pour maintenir la compétitivité des exportations tunisiennes. Comment expliquer ce « miracle » ?
Dans une interview à Tunis Afrique Presse (TAP), un économiste tunisien, Ezzedine Saïdane vend la mèche :
Nos autorités en ont décidé autrement, procédant à des interventions massives sur le marché des changes, en proposant aux banques des devises à prix réduit, ce qui a permis de redresser progressivement le dinar. Les devises provenant des dettes ou de cession d’actifs ont été donc utilisées pour inverser la courbe du dinar d’une manière artificielle. La partie restante a été utilisée pour augmenter le niveau des réserves de change, mais tout cela au détriment d’un autre ratio, celui de la dette extérieure, qui a carrément explosé dépassant actuellement 100 % du PIB »1.
D’où venaient les devises nécessaires au financement de ces largesses ? Tout simplement, de l’endettement souscrit en 2019, dont un emprunt sur le marché financier international de 700 millions de dollars (637,45 millions d’euros) et quelques autres à des conditions très onéreuses. Évidemment, la banque centrale ne pourra pas continuer cette politique de gribouille qui au passage a enrichi quelques amis après les élections. La rentrée économique et sociale sera sportive cette année à Tunis après les élections.

Les dernières élections présidentielles et législatives ont confirmé ce que nous avons toujours affirmé dans ce blog : l’islamisme a transformé la Tunisie en Tunistan. Dégradation systématique et accélérée des services publics qui faisaient la fierté de ce pays de l’époque de Ben Ali.  Les hôpitaux et les écoles publics tombent en décrépitude, alors que des mosquées poussent comme des champignons. La saleté et les mauvaises odeurs sont envahissants etc...
Le premier tour des élections présidentielles a placé en tête un intégriste islamiste, surnommé Robocop, à cause de ses traits figés lorsqu’il parle. Le plus extraordinaire, c’est que ce favori des Tunisiens n’a présenté AUCUN programme.
Les élections législatives ont vu la victoire des Islamistes, qui ont ruiné le pays, et qui , d’anciens terroristes taulards, sont devenus des milliardaires en quelques jours....
En votant islamiste, les Tunisiens démunis pécuniairement et culturellement, car leur cerveau a été lavé dans les mosquées,  espèrent deux choses : (1) devenir aussi rapidement riche que les chefs islamistes, et (2) aller directement au paradis des houris [Des Houris et des Hommes] , promis par le parti islamiste à toute personne qui voterait islamiste. Et ça marche. .
En religion comme en politique, les promesses n’engagent que ceux qui croient.
Hannibal GENSÉRIC    

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