dimanche 4 août 2019

Est-ce que la Russie a envoyé des systèmes de guerre électroniques en Iran?

La Russie a-t-elle fourni des systèmes de guerre électronique à l'Iran? A en croire Sputnik, des systèmes de guerre électronique de fabrication russe auraient été repérés sur le sol iranien. Il s'agirait du systèmes R-330ZH « Zhitel », affirme une chaîne de Telegram russe Галлифрейские технологии qui dit toutefois ne pas être en mesure de confirmer cette information. 

Le système de guerre électronique russe R-330ZH, également appelé Zhitel. ©Rostec
Une vidéo publiée par Sputnik montre que le systèmes russe Zhitel, spécialisé dans la guerre électronique n'est pas encore déployé en Iran mais que ses éléments s'acheminent vers le lieu où ils devraient  être installés.
R-330ZH, également appelée Zhitel, est une station de communication par brouillage conçue et fabriquée par la société russe Protek. Le R-330ZH est conçu pour la détection, l'analyse, la localisation et le brouillage des systèmes de communication par téléphone et par satellite fonctionnant sur une fréquence de 100 à 2 000 MHz, et pour des installations terrestres situées dans un rayon de 25 km et des cibles aériennes jusqu’à 50 km.  
D’après des sources indépendantes citées par Sputnik, le ministère iranien de la Défense a signé début 2019 un contrat pour l’achat des systèmes de guerre électronique à la Russie, mais il n’a jusqu’ici donné aucune explication là-dessus.
On ne sait encore où seront utilisés ces systèmes, dit la source qui ajoute: pourtant les experts disent que l’Iran pourrait, par ces systèmes, perturber, les canaux de communication et de télécommunication dans le détroit d’Hormuz.
Il y a quelques jours, le commandant en chef des unités de la Défense aérienne de l’armée iranienne, le général Amir Sabahifar a souligné que « nos unités sont parfaitement capables de détecter et d'intercepter les drones et les avions furtifs et ce n’est qu’une partie de nos capacités».
« Aujourd’hui, nous sommes autosuffisants dans le développement de systèmes radar et sommes capables de détecter différents avions américains modernes. Notre puissance défensive a fait prendre conscience à nos ennemis que s’ils s’engagent dans un conflit avec nous, ils subiront de graves dommages », a-t-il précisé.
Pour les observateurs politique, le terme "avion furtif" pourrait désigner les avions F-35 dont le logiciel  ALIS   (Autonomic Logistics information System) est particulièrement perméable à la cyber attaque. En effet, un rapport remis par le directeur des essais opérationnel et d’évaluation américain (DOT & E) publié en janvier dernier, suggère que le logiciel ALIS ne doit en aucun cas être mis en service dans sa version actuelle, en vue de la mise en capacité opérationnelle initiale (COI) du F-35 au sein de l’US Air Force. En effet, toujours selon le rapport le système n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. Selon le rapport, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service, quitte à pouvoir clouer la flotte de F-35 au sol.
Cette information concernant la livraison du  Zhitel à l'Iran intervient alors que l’Iran prévoit de tenir un exercice naval conjoint avec la Russie dans l’océan Indien. Le commandant de la marine iranienne, le contre-amiral Hossein Khanzadi, déclare que l’exercice conjoint aura lieu avant la fin de l’année. Les exercices couvriraient également le golfe Persique et le détroit d’Hormuz, selon le commandant de la marine iranienne.
"Les guerres de ces quatre dernières décennies au Moyen-Orient et les dégâts matériels et pertes en vie humaines qu’ont subis les parties qui les ont déclenchées comme les États-Unis, Saddam, le régime israélien ou encore l’Arabie saoudite, découlent d’une grave erreur de calcul et des décisions erronées. Il existe aussi des incidents imprévisibles qui se trouvent à l’origine de la durée et de l’extension de ces guerres," a affirmé le général de division, Golam-Ali Rachid, commandant en chef de la base aérienne, « Khatam al-Anbiya », lors d'une visite aux unités de missile de la Force aérospatiale du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI).
« Aucune puissance n’est capable de gérer la guerre sur un territoire vaste de 8 millions de kilomètres carrés.  C’est donc la capacité à gérer une guerre de grande envergure laquelle s'étale sur une longue durée, qui s'avère déterminante et pourrait décider de l’issue de la guerre et non pas l'ampleur de la destruction ou son intensité », a ajouté le commandant Rachid en référence au concept de la guerre asymétrique.
Le commandant en chef de la base aérienne Khatam-ol-Anbiya a par ailleurs affirmé qu'une agression contre l'Iran s’avérerait particulièrement coûteuse pour les parties qui la tenteraient.
Le commandant iranien a mis l'accent sur la mission particulièrement sensible de la DCA iranienne dans le cadre de la défense nationale. "Pour Le Leader de la Révolution islamique et commandant en chef des forces armées,, le secteur de la Défense aérienne est une priorité nationale d'où d'énormes progrès réalisés dans ce secteur ces derniers temps".
Khordad 3: ce qu'ignore l'Amérique
Au cours de cette cérémonie, le commandant en chef des unités de la Défense aérienne, le général Amir Sabahifar a aussi évoqué de larges capacités des unités qu'il commande. « Nos unités sont parfaitement capables de détecter et d'intercepter les drones et les avions furtifs », a rappelé le général Sabahifar.
« Au cours de la défense sacrée (guerre imposée par Saddam à l'Iran entre 1980 et 1988), nous n’étions pas en guerre seulement contre le régime de Saddam, mais cette guerre nous opposait à une coalition de 34 pays. Durant cette guerre imposée, la flotte irakienne a été rénovée à plusieurs reprises par les puissances occidentales. Or l'Iran, largement sanctionné, n'a pas baissé les bras. On se rappelle de l'une de ces opérations où 70 avions de combat ennemis ont été détruits ou endommagés », a expliqué le général Sabahifar qui s'est félicité de ce que l'Iran soit aujourd'hui capable, malgré des sanctions et des pressions, "d'intercepter l'un des drones les plus sophistiqués des États-Unis".
Le 19 juin, la DCA iranienne a intercepté et détruit un drone RQ-4 Global Hawk américain dans le ciel du sud de l'Iran, événement qui a littéralement changé la donne dans le golfe Persique où les États-Unis font tout pour déclencher une guerre totale contre l'Iran.
« Aujourd’hui l'Iran est autosuffisant dans la fabrication des radars. Nous sommes capables de repérer les avions ennemis, de les intercepter. Leurs drones et avions sont sous notre surveillance assidue. La DCA iranienne n’est pas celle d’il y a quarante ans. Nos systèmes fabriqués par les moyens locaux ont fait leur preuve. Une confrontation militaire contre l'Iran est loin d'être une partie de plaisir », a-t-il précisé.
Source : Press.tv

2 commentaires:

  1. trump a la culotte mouillee de pipi jaune .............il a meme colore le reste de ses cheveus en couleur or , l'or. de l'or ...

    RépondreSupprimer
  2. AAAAAAAAAAAAA.IL PEUT MEME COLORER AVEC UN PEU DE COULEUR BRUNE KE CA L EMBELLIRAIT ,PUISKIL EN A PLEIN LE CERBO ET LES YEUX

    RépondreSupprimer

Les commentaires Anonymes et les commentaires comportant des insultes ou des attaques personnelles seront supprimés. Les commentaires hors sujet, non argumentés ou vides de sens, etc. seront supprimés. Les auteurs des écrits publiés en sont les seuls responsables. Le fait de les publier n'engage pas la responsabilité de ce Blog.