samedi 17 août 2019

Yémen vs Sinistre Arabie : 10 drones yéménites frappent la super raffinerie d'Al Shabah

La plus grande opération de drone yéménite, jamais réalisée vient de viser la profondeur stratégique saoudienne. Le super-géant pétrolier saoudien, ARAMCO, a été frappé au cœur dans la province orientale d'ach-Charqiya. La raffinerie de Shaybah, située à 1200 km de Sadaa a été prise pour cible d'une plus grande frappe au drone impliquant 10 drones. 

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Selon Al-Masirah, citant le porte-parole de l'armée yéménite, 10 drones ont pris d'assaut un des sites du géant pétrolier saoudien ARMACO, en profondeur, dans les territoires saoudiens. Les détails de cette information a été révélé lors d'un point de presse tenu par le porte-parole de l'armée yéménite, le général Yahra Saree. Il s'agit de la plus grande "opération de drone" jamais réalisée par Ansarallah sur le territoire saoudien. 
La raffinerie Shaybah, ciblée au cours de cette spectaculaire attaque au drone simultanée, se trouve tout près des frontières émiraties. L'armée yéménite appelle dans la foulée les sociétés étrangères à quitter le sol saoudien. "Al Shaybah abrite les plus grands gisements pétroliers saoudiens. Ce sont des réserves stratégiques estimés à plus de 1 milliards de barils", a affirmé le général yéménite sur Al Massirah. 
Le porte-parole de l'armée yéménite a rendu hommage à "tous ceux qui ont pris part à cette grande victoire" et a mis en garde Riyad contre "une extension des opérations". La portée et l'ampleur des attaques au drone yéménite ne cessent de s'améliorer. Le 14 mai dernier, un groupe de 7 drones yéménites ont pris d'assaut le principal pipeline Est-Ouest saoudien, transportant du pétrole de l'est au port saoudien de Yanbu à l'ouest. Les sept drones avaient traversé un trajet de 850 kilomètres avant d'atteindre leur objectif. Les observateurs ont qualifié cette frappe de tournant stratégique, tournant qui a poussé Riyad à convoquer un sommet arabe à la Mecque et à renvoyer l'affaire devant le Conseil de sécurité. 
Il y deux semaines, le général Saree a parlé d'un premier tir de missile balistique Burkan-3 visant la province Dammam, situé à l'est de l'Arabie saoudite. C'est une cible à quelques 1500 kilomètres de Sadaa. 
PressTV-Le missile d’Ansarallah à longue portée?
Le gisement de Shaybah est l'un des plus importants gisements de pétrole d'Arabie saoudite, dans la province orientale d'ach-Charqiya. Ses réserves initiales sont d'environ 15 Gbbl de pétrole et 700 G.m³ de gaz naturel. Bien que découvert en 1968, à environ 40 km de la lisière nord du désert de Rub al-Khali, à 10 km de la frontière des Émirats, et à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de la partie orientale de l'oasis de liwa dans l'émirat d'Abu Dhabi, il n'est exploité qu'à partir de 1998, ce qui en fait le plus « jeune » des géants saoudiens. Tous les matériaux pour la création et la construction de Shaybah ont été transportées les 800 kilomètres de Dhahran à Shaybah par la route.
Actuellement, le gisement produit 500 kbbl/j d'un pétrole de très haute qualité. Il s'agit d'un niveau très raisonnable, puisqu'il pourrait continuer à produire à ce rythme au-delà de 2050. Mais, poussée par la nécessité de remplacer la production perdue dans d'autres gisements, ARAMCO prévoit d'augmenter le débit à Shaybah, peut être jusqu'à 1 Mbbl/j. Il s'agit donc d'une cible stratégique surtout que le site emploie des logement pour 1 000 hommes, des bureaux administratifs, une piste d'atterrissage, une caserne de pompiers, des aires de loisirs, des ateliers d'entretien et de soutien, et des centrales électriques pour la production et la distribution. 
La poche est d'une profondeur de 1494 mètres et d'une épaisseur de 122 mètres. L'oléoduc du champ Shayba à Abqaïq est long de 638 kilomètres. Les pipelines internes au champ totalisent 735 km.
Source : Presstv

Alors que Riyad fait semblant de ne pas se sentir "électrocuté" par la trahison d'Abou Dhabi et la fin de "sa coalition", les évolutions au sud-saoudien tout comme au sud yéménite se précipitent, quitte à acculer Riyad dans ses derniers retranchements : Vendredi, Ansrallah a revendiqué pas moins de 10 tirs de missiles contre le sud yéménite, essentiellement contre Asir (sud saoudien) et son point de passage stratégique Alab. Des dizaines de forces saoudiennes et soudanaises ont péri au cours de cette frappe qui a confirmé encore une fois l'incapacité de l'armée saoudienne et de ses alliés occidentaux à "défendre" le flanc sud. Dans la nuit de vendredi à samedi, le porte-parole des forces yéménites a fait état d'une frappe au drone contre l’aéroport international d’Abha, toujours situé à Asir. 
« Les drones Qasef K2 ont frappé l'aéroport et les frappes nocturnes ont conduit à la suspension de tous les vols de l’aéroport », s’est-il félicité lors d’une conférence de presse avant de souligner que la formule "aéroport contre aéroport" sera maintenu jusqu'à ce que Riyad cesse sa folie.
En effet, rien que dimanche 11 août, les chasseurs saoudiens ont largué des bombes de fabrication américaine sur une localité de la province de Hajjah dans le nord-ouest du Yémen, faisant au moins 11 morts et des dizaines de blessés parmi les civils.
Au sud saoudien, la Résistance opère désormais à la fois de façon "hybride" et "conjuguée" : tout en prenant pour cible Abha, l’unité balistique des forces yéménites a tiré un missile de type Zelzal-1 sur les positions des militaires saoudiens dans le district de Mujazah à Asir. L'arrière base de la Résistance dans ses opérations contre Asir, à savoir la province yéménite de Hajjah où les tireurs d'élite de l’armée et d’Ansarallah redoublent de pression et mènent la vie dure aux mercenaires de Riyad. Huit d'entre eux ont été tués ce vendredi dans le district de Hayran. Au cours des trois derniers mois, l’unité de drones des forces yéménites a mené une cinquantaine d’opérations contre les bases et les installations militaires du sud saoudien : les aéroports d’Abha, Jizan, Najran et la base de Khamis Mushait ont été visés respectivement à 16, 14, 11 et 9 reprises. En juillet dernier, 23 opérations ont été menés dont 18 conduites par les drones Qasef K2.
Pour les observateurs politiques, l'enlisement dans le sud saoudien a précipité les événements d'Aden d'où le pion Hadi et ses acolytes viennent d'être chassés par le conseil de transition du sud. La situation est telle qu' Abdulmalik al-Mekhlafi, ancien ministre des Affaires étrangères du président démissionnaire Abd Rabbo Mansour Hadi, ne mâche plus ses mots pour dénoncer une coalition en qui "il a perdu confiance".
Après la chute du palais présidentielle et l'arrivée massive de 90 000 membres du conseil de transition du sud, organe séparatiste par excellence qui dit avoir même créer le "Yémen sud", les pro Riyad veulent négocier mais on ne sait pas de quoi puisque le conseil de transition a écarté toute marche arrière. Abdulmalik al-Mekhlafi a qualifié de coup d’État les quatre jours de heurts ayant opposé les mercenaires pro Hadi aux spires affiliés au Conseil de transition du Sud. Les affrontements ont abouti à la prise du contrôle d’Aden et ses installations militaires et gouvernementales par les pro Hadi, les séparatistes du Conseil de transition parrainés par les Émirats arabes unis. « Ce coup d’État aura des répercussions », a-t-il assuré.
PressTV-Aden : Riyad/Abou Dhabi s'affrontent
Rai al-Youm qui relève l'apathie totale de Riyad et son refus visiblement délibéré de dissoudre le conseil séparatiste du sud décrit un régime saoudien aux abois : "Au Nord, Ansarallah fait la loi avec une capacité de nuisance renouvelée illustrée par des tirs de missiles pouvant atteindre les sites stratégique saoudiens à une distance de 1800 kilomètres. Quant au Sud, le conseil de transition, une avatar du front séparatiste sudiste crée en 2007, incarne à merveille le coup fourré émirati contre Riyad. À vrai dire tous les sudistes ne sont pas des pro Émiratis. Seul le conseil de transition l'est. Mais dans l'état actuel des choses, la fièvre séparatiste est telle que tout le monde au sud veut pour le moment la tête de Hadi et rien d'autres. Totalement désemparé, Riyad qui manque totalement de stratégie de substitution s'est mis à jeter massivement du leste en direction du conseil de transition. Au cours de sa rencontre avec Ben Zayed, Ben Salmane lui a concédé le contrôle de quatre ministère régalien dont celui de l'Intérieur ou encore le QG d'état-major et ce, sur le dos de Hadi et de ses ministres. Pour toute réponse à cette situation, Riyad a accusé la Russie. Dans un article daté de jeudi, Asharq al-Awsat dit voir "la main russe" derrière les Sudistes qui "entretenait de larges liens avec l'union soviétique". L'auteur, Hossien Chabchaki, affirme : « Ce qui s'est passé à Aden ne va pas sans rapport avec le passé soviétique du mouvement séparatiste du Sud. Mais pourquoi la Russie de Poutine aurait-il agi de la sorte? Et bien puisqu'elle a pour mission de saper les plans américains dans la région. Un sud yéménite séparé du nord, c'est ce qui permet le mieux de servir les intérêts russes dans la corne de l'Afrique. »
Source : Presstv

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