dimanche 22 décembre 2019

Le mythe d'Abraham


Cette question qui semble ‘académique” est en réalité d’une importance primordiale.
Elle touche à notre perception du passé, mais aussi à celle de notre présent et notre avenir, voire à notre quotidien, car le personnage d’Abraham est central non seulement dans la « civilisation » judéo-chrétienne, mais aussi dans l’Islam.
Or, sans la figure d’Abraham, et si le christianisme pourra survivre, le judaïsme lui, en aura bien du mal. Tandis que sans Abraham (bien davantage que sans Muhammad !), l’islam mourra inexorablement.

Revenons à présent à notre sujet sur l’historicité d’Abraham :
1. Tout d’abord, remarquons qu’aucune stèle, ou tesson, ou fragment archéologique, ou document historique extrabiblique et antérieur au VIIIème avant J.-C., n’a été trouvé mentionnant le nom d’Abraham.
Rien de rien ! Certes, ce silence et cette absence d’éléments concrets, ne sont pas des preuves positives de la non-historicité du « Patriarche Abraham », mais cela laisse planer beaucoup de suspicions et de doute quant à son existence historique.
2. Seule la littérature biblique (et tout ce qui lui est tributaire comme les livres apocryphes, le Talmud, les Évangiles ou le Coran) mentionne le nom d’Abraham. 175 fois ! Et celui de son nom précédent “Abram”, 61 fois ! Soit en tout 236 fois ! Mais chose étrange, le nom d’Abraham (ou d’Abram) n’apparaît jamais dans le livre le plus ancien de la Bible, c’est-à-dire le « Livre des Juges » rédigé au XIème-Xème siècle avant J.-C.
Tous les autres livres de la Bible sont postérieurs au Livre des Juges, en particulier le Pentateuque et le Livre de Josué (ces deux derniers livres, bien que placés d’un point de vue rédactionnel avant le Livre des Juges, ont été rédigés plus de deux siècles après !).
Or il est inconcevable, si Abraham avait existé, que le Livre des Juges – qui est un livre à vocation « historique » et qui couvre une période de 300 ans !-, n’évoque pas une seule fois le nom et la mémoire de celui qui est considéré dans le Pentateuque et le livre de Josué comme le « Patriarche » par excellence du peuple d’Israël!
3. Le livre de Samuel (I et II) – un peu moins ancien que le Livre des Juges mais plus ancien que le Pentateuque et le livre de Josué – couvre une période de cent ans ! Lui aussi ne parle jamais d’Abraham !
Là encore, il est inconcevable que le livre de Samuel retraçant la fin des Juges et le début de la royauté, n’évoque jamais – même en passant, même sans y prendre garde -, le « patriarche Abraham » ! D’autant plus que Jacob – son petit-fils selon le Pentateuque – est bel et bien mentionné !!!
4. « Abram » est un mot hébreu composé de ab (= père) et ram (=élevé), donc « Père élevé », donc « Patriarche ». Son nom coïncide avec son titre ou sa fonction ! C’est quand même bizarre ce phénomène typiquement biblique où les noms « collent » tant aux personnages. Ce qui laisserait entendre qu’il y aurait là de la « prédestination » ?! Et le libre-choix alors ?
Pourquoi les parents d’Abram ne l’ont-ils pas appelé « Bahour » (« jeune homme »). Comment savaient-ils ce qu’il allait devenir ? Ou alors « Abram » est un surnom. Mais alors quel était son véritable prénom de naissance ? La Bible ne nous le dit pas.
Peu importe. Attardons-nous à présent à la morphosyntaxe de « Abraham ». Elle est aberrante, absurde et impossible en hébreu ! Elle trahit soit une influence tardive de la langue araméenne, voire babylonienne, soit tout simplement une bourde grammaticale ! Quoi qu’il en soit, un Hébreu ne peut s’appeler ainsi !
Le livre de la Genèse explique le changement de « Abram » en « Abraham » par l’alliance qu’aurait conclu Yahweh avec lui, en lui promettant d’être « ab hamon goïm », ce qui signifie « père d’une multitude de peuples ». Mais cela n’explique toujours pas la transformation de « Abram » en « Abraham ». S’il est question d’un acronyme pour transposer « ab hamon goïm », il fallait appeler Abraham : « Abhamag » ou « Abham » et non Abraham !
Les rabbins exégètes, conscients de la « bourde » grammaticale du rédacteur de la Genèse ont voulu rectifier le tir en alléguant que la lettre H du Tétragramme a été introduite dans le nom de « Abram » pour sceller son alliance avec Yahweh, ce qui a donc donné « AbraHam ». Mais cette exégèse rabbinique est encore plus absurde d’un point de vue grammatical que la bourde du rédacteur de la Genèse. Car si la lettre H du Tétragramme YaHWeH a été introduite dans le nom de « Abram », il fallait écrire « AbHaram » et non « AbraHam ». « AbHaram » veut dire quelque chose en hébreu, c’est : « Père le grand ». Mais « AbraHam » ne veut rien dire. Le H entre le R et le M perturbe la signification de « Ram » (« élevé). « RaHam » avec un H inspiré, ne signifie rien en hébreu !
Imaginons, qu’un quidam se nommant « Jean Jardin », soit anobli. Il deviendra « Jean le Jardin », mais non pas « Jean Jarledin » qui ne veut rien dire en langue française. Idem pour Abraham. Ce nom ne signifie rien en hébreu. Or dans cette langue, tout nom propre possède une signification. Et si Abraham en est dénué, il est impossible qu’il soit un « patriarche hébreu » !!!
5. La Genèse nous raconte qu’Abraham fit un périple, sous l’injonction divine, à partir de Ur et de Haran vers la Terre de Canaan. C’est donc qu’il s’est déplacé d’Est en Ouest. Mais dans ce cas, sa main droite désigne le nord, sa gauche le sud, son visage l’Ouest et sa nuque l’Est.
Or la représentation des quatre points cardinaux en langue hébraïque dit exactement le contraire : la main gauche désigne le nord, la main droite le sud, le visage désigne l’est, et la nuque l’ouest ! A moins qu’Abram ait fait son périple à reculons !!!…
Tous ces facteurs sont en défaveur de l’historicité du personnage d’Abraham. Il n’est ni le premier des Hébreux et ni leur patriarche!
Les Hébreux étaient antérieurs à Abraham ! Même le livre de la Genèse – qui parle pourtant de « Abram l’Hébreu »-, le reconnaît puisqu’elle fait de ‘Eber (avec la lettre aïn) et non de Abram (avec la lettre alef) l’ancêtre éponyme des Hébreux !
La conclusion logique qui s’impose est qu’Abraham est une figure fictive créée au plus tôt au VIII-VIIème siècle avant J-C par la secte judaïque de Jérusalem dans un but théologique de propagande monothéiste.
Abraham représente en effet le modèle même du monothéiste soumis. L’exemple type de l’apatride, de l’étranger, de l’errant, de l’émigré à qui Dieu octroie un pays pour son obéissance aveugle.
Mais la création du personnage fictif d’Abraham par la secte judaïque de Jérusalem, a eu des effets secondaires désastreux pour le peuple Hébreu. Cette fiction s’est faite non seulement à son détriment mais a sapé sa légitimité en tant que peuple premier et indigène sur sa terre !
En effet, de peuple autochtone de Canaan, le peuple Hébreu s’est vu d’un coup de baguette magique biblique, relégué au rang d’étranger qui expulse les Cananéens et les extermine pour obéir au Dieu-un du monothéisme.
Par David A. Belhassen
NOTES d’H. Genséric
Le génocide des Cananéens était un génocide sacré, comme celui des Palestiniens de nos jours, et comme le génocide  des Perses fêté joyeusement lors du Pourim [1]. Que ces génocides  soient réels ou fictifs, cela ne change rien à l’affaire. Que le Dieu des juifs et leurs livres sacrés leur recommandent (ou leur donne le droit sacré) de liquider les goyim [2]   jusqu’au dernier devrait inciter les pays qui ont fait de l’Holocauste une religion aussi intangible qu’indiscutable, à interdire ces livres sacrés qui appellent au génocide et au racisme le plus abject. Mais, à ma connaissance, AUCUN pays   n’a osé interdire ces écrits.
6– « Les disciples de Jésus méritent d’être tués », Sanhedrin 43a
7– « Même le meilleur des Goyim (non juif) devrait être abattu », Abhodah Zarah 26b T
8– « Les femmes Juives sont contaminées par la simple rencontre de Non-juifs », Iore Dea 198, 48
10– « Un Non-juif est comme un chien », Ereget Rashi Erod.22 30
12– « Vous pouvez tuer un incroyant avec vos propres mains », Abhodah Zarah 4b
13– « Si un goyim (non-juif) frappe un juif, il faut le tuer, car c’est comme frapper Dieu« , Sanhedrin 58b
14– « L’usure (le taux d’intérêt) peut être pratiquée sur les Non-juifs », Abhodah Zarah 54a
15– « Si un juif trouve un objet appartenant à un goyim, il n’est pas tenu de le lui rendre », Babha Mezia 24a.
16– « La propriété d’un Non-juif appartient au premier juif qui la réclame », Babha Bathra 54b
VOIR AUSSI :
Hannibal GENSÉRIC

1 commentaire:

  1. Bonjour.
    Permettez quelques précision relatives au sujet de votre article.
    Rappelons tout d'abord que, chez les hindous, Sarasvatî était la Déesse de l'ordre, de l'harmonie, de la poésie, de la parole, de l'éloquence, de la musique et des arts. C'est Elle qui a inventé la langue et les caractères sanscrits. C'est elle qui inspire les poètes et a écrit le Véda. Nous retrouvons son nom « Sarah » dans la légende hébraïque, où Brahmâ deviendra Abraham. Explication :
    À une époque fort reculée, les émigrés, en sortant de l'Inde, s'arrêtèrent d'abord en Chaldée où ils fondèrent une ville à laquelle ils donnèrent le nom de Or ou Ur (qui veut dire lumière).
    On les appelait « Peuple de Brahm », parce qu'ils venaient du pays où le soleil était appelé « Brahm ».
    Plus tard, pour dénaturer ces faits réels et cacher leur cause, on en fit des légendes restées dans tous les Livres sacrés révisés par les prêtres dans les siècles postérieurs.
    C'est ainsi que le « Peuple de Brahm » deviendra un homme : Abrahm, puis Abraham. La légende fait naître Abraham vers 2.000 ou 2.300, date qui semble bien se rapporter à l'époque du schisme d'Irshou.
    L'histoire sainte nous dit que sa famille était riche en troupeaux, parce que les féministes étaient ceux que l'on appelait des Pasteurs sédentaires. Comme c'est l'époque des tribus matriarcales, ceux qui, 2.000 ans plus tard voudront défendre le droit paternel, diront qu'Abraham fut un Patriarche chef des tribus. Mais jusqu'au décret de Ptolémée Philopator, promulgué deux siècles avant le Christianisme, le père ne fut pas connu des enfants, qui portaient le nom de la Mère.
    « C'est en Kaldée, dit la Bible, que Dieu révéla à Abraham qu'il serait la tige de son peuple », expliquant ainsi cette espèce de vocation d'un petit groupe de féministes qui allaient remplir une si grande mission dans le monde.
    Si on a pu dire qu'Israël est le peuple choisi, cela voulut dire primitivement le sexe choisi.
    La maison d'Israël, c'est la puissance féminine, ce sont les fidèles de la gynécocratie.
    On sait aujourd'hui que ce régime a duré jusqu'au VIIIème siècle « avant notre ère » et que c'est pendant sa longue durée que régna la vérité dans la religion et la justice dans la vie sociale.
    Mais l'homme s'est révolté contre la Femme et contre sa loi, il l'a attaquée, et la lutte, une fois commencée, a grandi, elle est devenue formidable, et nous allons voir les grandes femmes d'Israël soutenir de longues guerres dans l'agonie de leur puissance. C'est ce grand événement qui fait le fond de la Bible, et ainsi elle apparaît comme un livre du plus grand intérêt, digne du grand respect qu'on lui accorde ; l'histoire qu'elle renferme est bien réellement l'Histoire sainte.
    Cordialement.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/histoire-des-israelites.html

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