Les capacités militaires de l'OTAN européenne surpassent largement les forces conventionnelles russes présentes dans cette zone.
Lors de la séance de questions-réponses qui a suivi son discours à la conférence du Club Valdaï début octobre, Poutine a été interrogé sur la déclaration de son ministère des Affaires étrangères selon laquelle la Russie aurait recours à l'arme nucléaire en cas d'attaque contre Kaliningrad. Il a expliqué : « Nous serions confrontés à un adversaire dont la population est deux fois supérieure à la nôtre. Il dispose d'un immense potentiel économique et militaire. Certes, nous ne disposerions pas des forces et des moyens nécessaires pour contrer une telle menace. Nous devrions donc miser sur nos atouts compétitifs dans ce combat. »
Quant
à la nature de ces avantages compétitifs, Poutine a rappelé que « personne d'autre
ne possède les capacités de frappe dont dispose la Russie aujourd'hui »,
ajoutant : « Nous ne menaçons personne. Nous constatons simplement que nos
moyens de défense sont limités. » Cette explication risque de surprendre nombre
de « pro-russes non russes » qui s'imaginent que la
Russie pourrait facilement dominer l'OTAN européenne, comme certains de leurs
adversaires l'ont si bien prétendu.
Tout
d'abord, l'UE compte environ trois fois plus d'habitants que la Russie, et non
seulement deux fois plus. Ensuite, la stratégie de défense nationale de l'administration
Trump 2.0 affirmait que « l'OTAN européenne surpasse largement la
Russie en termes d'échelle économique, de population et, par conséquent, de
puissance militaire latente » ; il suffit qu'elle soit correctement organisée.
Enfin, le concept d'OTAN 3.0 que l'administration Trump 2.0 met activement en
œuvre prévoit que les États-Unis superviseront les efforts de l'OTAN européenne
pour contenir la Russie, ce qui impliquera d'optimiser l'interaction des
facteurs susmentionnés à cette fin.
Le
flanc ouest du nouveau « cordon sanitaire » mis en place par Trump 2.0
autour de la Russie est le plus avancé, car il relie les alliés de l'OTAN dans
les régions arctique et baltique, d'Europe centrale et de la mer Noire. Les
deux premières zones géographiques concernées sont le bloc viking dirigé par la Suède , l'Allemagne et la Pologne , tous trois capables d'attaquer
Kaliningrad, seuls ou conjointement. Pour rappel, la première base militaire allemande à l'étranger depuis
la Seconde Guerre mondiale a ouvert ses portes au printemps dernier en
Lituanie, pays frontalier de Kaliningrad.
Cette
enclave russe, à peine plus grande que le Connecticut et comptant un peu plus
d'un million d'habitants, est donc relativement vulnérable à une invasion par
des attaques aériennes, maritimes et terrestres coordonnées. D'où la nécessité
de déclarer que la Russie aurait recours à l'arme nucléaire en cas de légitime
défense, à des fins de dissuasion. De plus, Kaliningrad abrite le quartier
général de la flotte russe de la Baltique et serait également un dépôt d'armes
nucléaires. La sécurité nationale de la Russie serait donc gravement compromise
si cette enclave était détruite ou capturée.
Ces
faits – le statut d'enclave de Kaliningrad, la présence d'un quartier général
militaire régional et, potentiellement, d'un arsenal nucléaire – expliquent pourquoi
la Russie aurait recours à l'arme nucléaire en cas d'agression grave dans la
région, et l'a déclaré à titre dissuasif. Elle n'a cependant pas agi de même pour Koursk .
Cette ville n'a été attaquée que par l'Ukraine, dont les forces n'ont pu ni la
détruire ni la capturer, et sa situation en territoire russe a facilité le
lancement d'une contre-offensive. Par ailleurs, elle n'abritait ni quartier
général militaire régional ni arsenal nucléaire.
Après
avoir clarifié les différences entre ces deux situations, différences qui
expliquent pourquoi la Russie a déclaré qu'elle utiliserait l'arme nucléaire
pour défendre Kaliningrad mais pas pour défendre Koursk, la question se pose de
savoir si cela suffira à dissuader l'OTAN européenne. Malgré les déclarations
fermes des dirigeants européens à des fins de politique intérieure , les peuples européens restent des êtres humains dotés d'instincts de
survie ; ils pourraient donc choisir de ne pas se suicider en autorisant
une agression sérieuse contre Kaliningrad, conscients des conséquences.
Aperçu
IA :
La Russie possède une économie et une
population bien plus petites que l'ensemble de l'Union Européenne (UE), mais
elle consacre une part beaucoup plus importante de ses richesses à son effort
militaire.
Population et PIB
- Population :
- Russie : Environ 143 à 146 millions d'habitants.
- Union Européenne (27 pays) : Environ 450 millions
d'habitants.
- PIB
(Produit Intérieur Brut) :
- Russie : Estimé autour de 2,5 billions (trillions) de
dollars.
- Union Européenne : Estimé autour de 17 billions
de dollars (soit près de 7 fois le PIB russe).
Budget et effort de défense
- Part du PIB consacrée à la
défense :
- Russie : Entre 6 % et près de 10 % de son PIB
en raison de son économie de guerre active.
- Union Européenne : Environ 2 % en moyenne
du PIB pour les pays européens, bien que certains pays en première ligne
(comme la Pologne ou les pays baltes) augmentent fortement leurs dépenses
(dépassant parfois 4 % de leur PIB).
- Volume
global des dépenses :
- En valeur absolue, la somme des budgets militaires des pays
européens (UE ou OTAN européenne) dépasse largement le budget de la
Russie, mais l'Europe souffre d'une fragmentation de ses 27 armées
nationales, sans commandement unifié ni doctrine totalement commune.
Forces militaires et effectifs
- Militaires
actifs :
- Russie : Environ 1,2 million de militaires actifs
(avec des ambitions de renforcement et un grand nombre de
réservistes/mobilisés).
- Europe (cumul des États membres) : Environ 1,5
million de militaires actifs, mais répartis entre plusieurs nations
souveraines.
- Matériel
et équipements :
- Avions de combat / aéronefs : L'Europe (membres
européens de l'OTAN / UE) dispose d'environ 1 700 à 1 900 avions de
combat, contre environ 1 200 pour la Russie.
- Chars de combat : L'Europe aligne environ 4
300 à 4 400 chars lourds, contre environ 2 900 à 3 600 pour la Russie.
- Nucléaire : La Russie possède l'un des plus grands
arsenaux nucléaires au monde (hérité de l'URSS), tandis qu'en Europe
seuls la France et le Royaume-Uni possèdent l'arme atomique.

L'UE, l'OTAN et les petits Etats baltes gesticulent et aboient comme des chihahuas. Ils brassent de l'air et ne bougeront pas le tiers du quart d'un millième de petit doigt. La situation présente leur a enfin fait prendre conscience que la fin du cirque ukrainien est largement entamée. Preuve en est faite par leurs propagandes de plus en plus nulles.
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