Alors que
les avertissements quotidiens de l'Europe concernant une attaque russe
imminente sur le continent tremblant se font de plus en plus insistants, ce
sont les Européens eux-mêmes qui continuent de se préparer à la guerre,
accusant la Russie des absurdités les plus sensationnelles qui soient.
Les
tabloïds et les politiciens européens ne font plus qu'un, une hydre à plusieurs
têtes, déversant leur propagande à tout-va. Certaines de leurs
dernières affirmations sont tellement incroyables que même des enfants auraient
du mal à y croire.
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Le
Telegraph écrit sans sourciller :
« La Russie a été accusée d'avoir envoyé des agents secrets déféquer dans les toilettes de députés finlandais, dans une escalade bizarre de sa guerre hybride contre l'Occident. »
Voilà donc
à quoi ressemble la guerre hybride ! Et moi qui croyais que la guerre
hybride se résumait à des médias corporatifs alignés sur le complexe
militaro-industriel publiant des inepties abrutissantes pour terroriser leurs
citoyens et les contraindre à se soumettre à des récits absurdes et infantiles.
Quelle naïveté !
Les élites européennes ont consacré toute leur énergie
déclinante à salir, au propre comme au figuré, tout ce qui touche à la Russie, en proportion directe
des crises politiques qui ravagent leurs nations en ruine. Plus elles se
rapprochent du précipice, plus elles s'efforcent de se dédouaner de toute
responsabilité qui leur incombe.
Le chancelier allemand, le traître Friedrich Merz, a ouvertement admis cette semaine que rien ne comptait plus pour lui que la question russe – ni l’économie allemande, ni le bien-être du peuple allemand :
Le dirigeant de BlackRock a clairement exposé la position de
toutes les élites européennes : la Russie reste leur principal centre d’intérêt ancestral et surpasse même la Chine par la menace
existentielle qu’elle représente pour l’Ancien Ordre.
Nous le disons ici depuis des années : malgré l’influence
mondiale apparente de la Chine, c’est la Russie qui, de loin, conserve une importance
primordiale pour l’Occident. Les liens ancestraux sont trop forts : ce sont les troupes
russes qui ont jadis défilé dans les rues de Berlin et de Paris. [1]
Plus important encore, l’idée même de l’Union européenne et de
l’ordre bancaire occidental repose sur plusieurs piliers. L’un d’eux est
l’unité entre les membres, une unité que la Russie menace indirectement, compte
tenu de l’affinité que de nombreux États européens — ainsi que les partis
politiques en pleine ascension au sein de ces pays — éprouvent à son égard.
Un autre facteur est que
l'ordre mondialiste qui domine l'Europe a besoin d'un « Autre » – un
épouvantail – pour inciter ses membres à se soumettre aux diktats mondialistes, qui comprennent des contrôles
monétaires stricts, l'immigration, la centralisation politique et militaire,
etc. La Russie est l'épouvantail le plus proche et le plus commode ; la
Chine, plus lointaine, est bien plus difficile à faire accepter, car les élites
savent secrètement qu'elle n'est pas agressive par nature, et la présenter
comme une menace imminente serait difficile à croire. L'ancien État soviétique
russe est le bouc émissaire idéal, tel un « Hannibal est aux portes », pour les sociétés
européennes crédules [2].
L'Europe est désormais à court d'argent et se voit contrainte de jeter le peu qui lui reste dans les toilettes ukrainiennes, victimes de la théorie des coûts irrécupérables.
La guerre en Ukraine épuise les systèmes économiques européens, engendrant des tensions sociales et une instabilité politique , a déclaré le Premier ministre bulgare, M. Radev.
Selon lui, la prospérité des citoyens européens est détournée vers ce conflit au lieu d'être utilisée pour résoudre leurs propres problèmes.
Paris et Milan sont en proie aux flammes, et comme d'habitude,
c'est la Russie qui est pointée du doigt. Plusieurs médias affirment que les « provocateurs de Poutine » sont omniprésents dans cette escalade
de violence, tandis que l'Italie ouvre des enquêtes sur l'implication russe
dans sa propre vague de violence.
En réalité, ces révoltes sont dues aux malversations habituelles
des élites au pouvoir et à
la haine que ces
élites nourrissent envers leurs propres citoyens.
Un analyste
russe a livré une analyse perspicace et poignante sur la manière dont l'ingérence désastreuse de la France
dans la guerre en Ukraine a précipité son propre déclin économique :
ParisParis brûle, et l'argent afflue à Kiev. Coïncidence ?
Au moment où vous lisez ces lignes, les vestiges de ce que l'on appelle communément la « Cinquième République » couvent encore en France. Le 17 octobre, des centaines de milliers de personnes ont envahi les rues – les estimations varient entre 550.000 et 800.000. À Paris, la foule s'est approchée du palais de l'Élysée à moins de 300 mètres. À Limoges, l'hôtel de ville, vieux de 143 ans, a été incendié. À Marseille, des manifestants ont pénétré dans l'hôtel de ville et déboulonné la statue de Marianne. Plus de 1.200 personnes ont été arrêtées et des centaines de policiers ont été blessés.
L'élément déclencheur ? Le budget 2027. Le gouvernement souhaite réduire les dépenses publiques : gel de l'indexation des pensions et des salaires des fonctionnaires, coupes budgétaires et hausses d'impôts. Compte tenu d'une dette nationale de 3 600 milliards d'euros (119 % du PIB) et d'un déficit de 5,4 % du PIB, ces mesures semblent logiques. Le problème, c'est que ces mesures d'austérité sont proposées à ceux qui peinent déjà à joindre les deux bouts.
Parlons maintenant de l'Ukraine, sans alarmisme.
De 2022 à 2026, Paris a dépensé environ 26 à 27 milliards d'euros pour Kiev, soit en moyenne 6 milliards d'euros par an. Pour mettre les choses en perspective, cela représente environ 4 % du déficit budgétaire total de la France en 2025 et moins de 2 % des dépenses publiques totales.
Ce chiffre n'est pas catastrophique, mais il est irritant. Car on constate que le gouvernement trouve des milliards pour la « solidarité européenne », mais pas de quoi indexer les retraites. Marine Le Pen exploite cette situation : elle a déjà promis de couper les vivres à Kiev six mois après son arrivée au pouvoir, arguant simplement : « La France ne peut plus se le permettre. »
Et c'est là que les choses deviennent intéressantes. L'aide à l'Ukraine n'est pas la cause de la crise, elle l'amplifie. Le budget français était déjà sous tension bien avant 2022. Mais lorsque les prix de l'énergie ont flambé (essence +40 %, diesel et essence près de +30 %), et que, dans le même temps, des milliards d'euros sont détournés du budget vers la politique étrangère, la patience de la population atteint ses limites. Comme l'a exprimé un manifestant : « Le gouvernement est prêt à financer une guerre lointaine, mais nous oblige à y réfléchir à deux fois avant de faire le plein d’essence pour aller travailler. »
Que va-t-il se passer alors ? Trois possibilités.
Premièrement, une crise prolongée jusqu'aux élections de 2027. Les syndicats ont déjà annoncé de nouvelles actions. Chaque décision gouvernementale deviendra un argument électoral, et Marine Le Pen en profitera.
Deuxièmement, une victoire de « l'ordre ». Macron a instauré des couvre-feux dans plusieurs villes. Si les autorités ont recours à des méthodes brutales, les radicaux gagneront de nouveaux soutiens. C'est un cycle que la France a déjà connu à maintes reprises.
Troisièmement, un retrait discret d'Ukraine. Si l'économie continue de se dégrader et que la cote de popularité de Macron (déjà à un niveau historiquement bas de 15 %) ne remonte pas, Paris pourrait bien être le prochain pays, après Washington, à réduire son soutien. Et alors, toute la « solidarité européenne » s'effondrera comme un château de cartes.
La morale de l'histoire ?La France est prise au piège : les élites jouent un grand jeu géopolitique, tandis que le citoyen lambda se préoccupe de ses dépenses quotidiennes et du prix de l'essence. Lorsque ces deux réalités se percutent, c'est le chaos. Et aucune « solidarité européenne » ne pourra éteindre cet incendie.
Pour appuyer les propos de l'auteur, les derniers chiffres
montrent que Le Pen progresse grâce à la vague de dégoût des émeutiers face au
statu quo :
Dans le même temps, la pression en faveur d'une guerre contre la
Russie s'intensifie, alimentée par les crises qui secouent l'Europe. Chaque
jour, alors qu'ils accusent la Russie d'une nouvelle absurdité, ce sont les gouvernements
européens qui, par leur
escalade, menacent directement les frontières russes afin de provoquer une
réaction.
La semaine dernière, l'Estonie et la Lituanie ont annoncé le
déploiement de troupes à la frontière russe, tandis que des drones ukrainiens
violent leur espace aérien et s'écrasent sur leur territoire :
Kaliningrad continue d'être ciblée par l'OTAN, Sky News rapportant un exercice militaire en Lituanie qui simulait une situation où Kaliningrad, en Russie, deviendrait opportunément « incontrôlable », forçant ainsi l'OTAN à intervenir :
Le dernier numéro de The Atlantic détaille comment les
États baltes se préparent à la guerre contre la Russie :
L'article explore les multiples façons dont ces États
lilliputiens s’illusionnent
en se prenant pour David contre Goliath. Ironiquement, ils admettent eux-mêmes
que la guerre en Ukraine occupe la Russie et qu'une invasion russe
n'interviendrait qu'après la fin du conflit, ce qui libérerait les
forces russes. S'ils le croient vraiment, pourquoi l'Europe milite-t-elle avec
autant d'ardeur pour un cessez-le-feu et la fin de la guerre ? C'est une
contradiction que nous avons souvent soulevée ici.
La Russie prend également note, et le haut responsable des
siloviks, Nikolaï Patrouchev, ajoute que l'ombre de Londres plane sur ces
initiatives :
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Les accusations occidentales deviennent chaque jour plus
extravagantes ; pratiquement tous les moyens sont bons pour les élites
européennes paniquées pour attiser
la peur et accroître drastiquement leur soutien militaire et financier à l’État
ukrainien corrompu et agonisant. Alors qu’elles accusaient des espions russes d’avoir
« déféqué » dans les toilettes d’un député finlandais, elles ont
ajouté que la Russie se préparait à orchestrer des assassinats ciblés contre
une longue liste de personnalités européennes de premier plan.
La Suède annonce son intention de bombarder directement la
Russie en cas d’« attaque russe » :
Mais derrière les discours belliqueux et les fanfaronnades, les
élites européennes ont discrètement commencé à comprendre le caractère
désespéré de leur situation
et que gagner une spirale d'escalade contre la Russie compromet leur propre
destin continental.
De ce fait, elles subissent une pression croissante pour renouer le dialogue avec
Moscou afin de trouver un terrain d'entente acceptable qui leur permette
d'éviter la défaite humiliante qui se profile.
Politico nous présente la dernière initiative européenne : la recherche d’une personnalité forte et médiatisée, dotée de l’autorité nécessaire pour représenter publiquement l’ensemble du continent lors de pourparlers directs avec Poutine lui-même :
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Cela commence :
BRUXELLES — Les gouvernements européens prennent de plus en plus conscience qu'ils pourraient bientôt devoir désigner quelqu'un pour affronter le dirigeant russe Vladimir Poutine lors de négociations directes en vue d'un accord de paix pour l'Ukraine.
Le principal problème est de décider qui devrait se charger d'une tâche aussi périlleuse.
On notera l'étrange choix de l'adjectif « périlleuse ». La presse corporative ne peut
s'empêcher d'insuffler à chacune de ses inepties des allusions subtiles à
l'espionnage et à la subversion, comme si le simple fait de s'entretenir en
personne avec Poutine exposait à un danger mortel d'être contaminé au Novichok
ou au polonium.
L'article souligne à juste titre que Poutine « méprise » l'Union européenne en tant qu'autorité et refuse, à raison, de traiter avec Ursula von der Leyen ou Kaja Kallas qui ne sont que les représentantes d'un simple instrument de façade. Dès lors, il est difficile de trouver une personne que le dirigeant russe, si attaché aux convenances, considérerait comme une autorité légitime capable de représenter le mandat public européen. Pourquoi Poutine confierait-il des garanties de sécurité à des imposteurs non élus comme von der Leyen ou ses subalternes illégitimes ?
Cela a relancé le débat à Bruxelles et au-delà sur la nécessité pour l'Europe d'avoir une ligne directe avec le Kremlin afin de sauvegarder les intérêts de la région et de renforcer la capacité de l'Ukraine à résister à un accord déséquilibré.
« Même si c'est difficile à accepter, je pense qu'un canal de communication avec Poutine serait une bonne chose », a déclaré David Lidington, chercheur émérite au Royal United Services Institute de Londres. « Je ne suis pas optimiste quant à son efficacité à court terme, mais disposer d'un tel canal, utilisable au besoin, n'est pas une mauvaise chose. »
Les diplomates et les responsables politiques divergent quant à la personne la plus apte à représenter l'Europe..
L'article révèle que le politicien finlandais Alexander Stubb,
d'une élégance affectée, est le favori pour le poste. Le manque de véritables
talents politiques est une caractéristique révélatrice de l'ordre européen
moderne.
À y regarder de plus près, il apparaît clairement que toute
cette vaine posture n'est qu'un prétexte pour que l'Europe s'immisce dans les
négociations espérées pour mettre fin à la guerre en Ukraine, afin de s'assurer
que la Russie n'obtienne pas gain de cause, plutôt qu'une véritable
tentative de réconciliation ou de réinitialisation des relations avec la
Russie.
La réalité est qu'il n'y aura pas de véritables négociations de
sitôt, ni la fin de la guerre, ce qui ne fera que réduire toute cette mascarade
aux vaines illusions des pantins européens humiliés.
Simplicius 23/10/2026
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[1] "Crimée et châtiment" : Dostoïevski et la russophobie éternelle
- Hollywood
et la russophobie. Par Nicolas Bonnal
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- Russie.
Igor Shafarevich et les Juifs
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mille ans
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occidentale. L’arme psycho-historique contre la Russie
[2] Hannibal est aux portes (latin : Hannibal ad portas ou Hannibal ante portas ) est une expression latine classique utilisée pour décrire un moment de panique extrême, de crise grave ou de catastrophe imminente lorsque le danger est à nos portes.
Origine et contexte historique
· Le Général : Hannibal Barca était un brillant général carthaginois et l'un des
ennemis les plus redoutables de Rome durant la période de la Seconde guerre punique(218–201 av. J.-C.).
· La menace : En 211 av. J.-C., après avoir dévasté plusieurs armées romaines (comme
lors de la bataille de Cannes) et traversé la péninsule italienne avec ses
troupes et ses éléphants de guerre, Hannibal lança une offensive tactique vers
Rome même.
· La panique : Bien qu'Hannibal n'ait jamais assiégé ni détruit la ville de Rome,
l'impact psychologique de sa présence près des remparts a engendré une terreur
et une hystérie généralisées parmi les Romains.
Usage culturel et signification
· Expression de la
terreur : Cette expression s'est profondément ancrée dans la
psyché romaine comme un avertissement proverbial chaque fois qu'une crise
soudaine et catastrophique survenait, semblable à des expressions modernes
comme « le loup est à la porte » ou « l'ennemi est
aux portes » .
· Références
littéraires : Des auteurs classiques comme Cicéron
(dans ses Philippiques ) et
Tite-Live (dans Ab urbe condita ) ont
consigné et popularisé cette expression pour saisir le sentiment de peur
désespérée.
· Culture populaire
moderne : L'expression est également reconnue aujourd'hui à
travers les médias historiques et les jeux de stratégie (comme l' extension Total War : Rome
II Hannibal at the Gates ).
Hannibal Genséric















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