lundi 24 février 2020

IRAK. Les GI dans un trou à rats. Syrie : la vérité sur Idlib


Depuis le 5 janvier date à laquelle le Parlement irakien a voté l'expulsion des troupes US, aucun jour ne   passe sans que le Pentagone ne tremble pour la vie de ses   5.000 soldats qu'il déplace régulièrement entre la Syrie et l'Irak pour éviter qu'ils ne fassent la cible immobile de la Résistance, les forces US étant désormais comme des "rats piégés".
Et pourtant les USA ont tout fait pour que le contingent US retrouve son statut d'avant l'assassinat du commandant Soleïmani: ils ont tenté surtout à semer le doute sur la légitimité du vote du Parlement irakien [sur le retrait US], en incitant les kurdes et sunnites à ramer à contre courant, et en lançant des efforts de propagande sur les réseaux sociaux en ce sens qu’un retrait US du territoire irakien renforcerait le danger d’un démembrement de l’Irak, ou d’une résurgence de Daech. Ils sont allés même jusqu'à déformer les propos de la [plus importante] source   religieuse chiite d’Irak, l'Ayatollah Sistani. 

Mais rien n'est fait. La nation irakienne ne veut plus de l'Amérique. Les 12 et 13 février le Pentagone a donc tenté de se faire une santé en imposant l’OTAN à l'Irak à l'Irak, mais là aussi les choses sont toutes relatives, Bagdad ayant fait savoir qu'il ne peut en rien garantir ni la sécurité des soldats US ni ceux de l'OTAN. 
Ce dimanche l'ambassadeur US à Bagdad s'en est allé donc frapper à nouveau à la porte du ministre irakien de la Défense accompagné du chef de la coalition dite « anti-Daech »  comme pour tenter une dernier fois à inverser la donne, sans succès.
Samedi les forces des Hachd al-Chaabi ont continué à opérer dans le sud-ouest de l’Irak en repoussant une vaste offensive des terroristes de Daech à Diyala tandis que ce dimanche le commandant de l’opération de Ninive a annoncé le succès d'une nouvelle opération à Mossoul avec en toile de fond l’arrestation du "coordinateur de Daech pour l'étranger" ou en d'autres termes, le relais des Américains chargés du trafic de terroristes depuis la Syrie. Tout ceci prouve la parfaite emprise militaire des Hachd sur les enclaves américaines qui sont encerclées.  
Alors le dernier recours US? S'en remettre aux Kurdes.
Une vaste manif "anti corruption" a éclaté ce samedi a Soleimaniyeh qui devrait, suivant le plan US/Erbil, déboucher sur une reprise de Kirkuk voire un nouveau référendum sur l'indépendance. Mais c'est un pari perdu d'avance : Avec ou sans leurs Patriot, les GI ne sont plus à l'abri ni à al-Anbar ni à Erbil. Le nouveau commandant en chef des Hachd, Abou Fadak al-Mohammadawi est un vétéran de la guerre anti-US, un disciple de première heure de Soleïmani.
Syrie. La vérité, “sans crier gare... ”
Je cite  ZeroHedge.com, qui illustre cette nouvelle d’une vidéo de 31 secondes montrant le colonel Myles Caggins nous communiquant avec une conviction et une clarté dévastatrice, en un instant remarquable de sincérité, une vérité-de-situation ridiculisant impitoyablement la narrative qui pèse d’une façon si écrasante sur la communication-Système unanime de la presse-Système du bloc-BAO. Car vous l’avez certes remarqué, depuis une semaine, et sur un mode crescendo arrosé d’un torrent tumultueux de larmes humanitaristes, l’on dénonce et voue aux gémonies les impitoyables avions russes et les barbares mercenaires du boucher de Damas qui sont en train de terrifier, de martyriser, d’écraser la population civile et innocente d’Idlib, la forçant au mieux à fuir en laissant tout derrière elle, dans le froid glacial de l’hiver syrien.
Mais voici le colonel Caggins, de l’U.S. Army... :
 « La chaîne britannique Sky News interviewait le porte-parole de la coalition américaine, le colonel Myles Caggins, de l’U.S. Army, dans le cadre de sa couverture des  attaques “aveugles” des forces syriennes et russes contre les civils et les “bombardements d'hôpitaux”. Le colonel a brusquement donné une version complètement différente, citant sans aucune ambiguïté les groupes djihadistes dirigeant Idlib comme cause fondamentale de la souffrance des civils dans cette région.
» [Myles]  a qualifié Idlib d'“aimant pour les groupes terroristes” qui sont “une nuisance, une menace et un danger” pour des centaines de milliers de civils qui “essaient simplement de survivre à l’hiver”.
» Il a essentiellement identifié “tous les groupes” opérant sur le terrain comme des “terroristes” et une “menace” pour la population locale dans ce commentaire d'une rare franchise :
» “Il y a une grande variété de groupes là-bas, – ils sont tous une nuisance, un piège et une menace pour ... des centaines de milliers de civils qui essaient simplement de survivre à l’hiver.”
» Ses propos sont d’autant plus intéressants qu'ils surviennent à un moment où CNN et d'autres réseaux traditionnels ont “redécouvert” Idlib où, selon eux, “le boucher Assad et la Russie tentent de “massacrer” des enfants et des civils innocents. 
» Le même jour, le réseau qui a interviewé le porte-parole de l'Opération Inherent Resolve s’interrogeait à diverses occasions pour savoir “si la communauté internationale en fait assez pour contenir le régime d'Assad”. »
Je n’en resterai pas là, car l’incident est vraiment très caractéristique. Ce n’est pas un mot, une expression échappés par accident, un “dérapage”, un lapsus, – deux, trois ou quatre secondes, – mais bien un discours élaboré et détaillé qui dure 31 secondes... 31 secondes de vérité, par les temps qui courent et du fait du scintillement lumineux de la vérité-de-situation dans ce sombre océan de simulacre, c’est long et cela suppose à la fois quelques phrases élaborées et la pleine conscience de la signification de ce qui est dit. Celui qui parle n’est pas victime d’une simple et inconsciente maladresse de langage ; c’est au moins un lapsus du type révélateur, et même sacrément révélateur pour durer tant de temps.
Inconsciemment, Caggins, qui a l’air d’un brave homme, en plus Africain-Américain, s’est inconsciemment autorisé à prendre en toute liberté un peu de cet air frais et harmonieux qui ne soit pas imposé, et donc perverti, par les méandres du Système. C’est un instant de libération, et je crois qu’ils sont nombreux à penser tout au fond de leur subconscient qu’ils pourraient, qu’ils devraient un jour échapper à la malédiction, sous peine d’y succomber.
Encore un effort, colonel Caggins.
Hannibal GENSÉRIC

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