mercredi 29 avril 2020

La Chine soutient la Russie contre les menaces biologiques américaines


La Chine a exhorté mercredi les États-Unis à prendre au sérieux les inquiétudes de la communauté internationale concernant leurs laboratoires biologiques dans les pays de l'ancienne Union soviétique et à protéger la santé et la sécurité des populations locales, a déclaré mercredi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

 
Le porte-parole Geng Shuang a fait ces remarques lors d'un point de presse de routine après que la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères ait exprimé cette préoccupation.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré lors d'une conférence de presse le 17 avril que des laboratoires américains en dehors des États-Unis d'Amérique pourraient développer des agents pathogènes mortels, qui causent des maladies dangereuses. Zakharova a noté que le ministère russe des Affaires étrangères avait pris note de la présence biologique croissante des États-Unis en dehors des États-Unis, en particulier dans certaines des anciennes républiques soviétiques.
Elle a déclaré que la Russie ne pouvait pas se permettre d’ignorer le fait que des infrastructures d’armes biologiques dotées d’un potentiel biologique dangereux étaient mises en place par les États-Unis à proximité des frontières de la Russie. Les cas les plus préoccupants de déploiement de laboratoires biologiques américains sont ceux trouvés en Ukraine et en Géorgie, où ils ont recueilli des échantillons d'ADN de citoyens russes et autres des anciennes républiques soviétiques.
Document relatif au financement et à la construction d’un laboratoire
pour le DoD (Ministère de la Défense US) à Dnipropetrovsk, en Ukraine.

CoronaVirus, Bio-Weapon Massacre» (mise à jour). Un expert ...
Laboratoires américains de guerre biologique
Les médias étrangers ont également révélé que ces laboratoires étaient entièrement dirigés par des Américains et financés et gérés par le ministère américain de la Défense pour étudier des maladies dangereuses ciblant des groupes de personnes spécifiques ou même mener des projets de recherche qui sont interdits aux États-Unis.
"Les États-Unis ont établi un certain nombre de laboratoires biologiques dans les pays de l'ancienne Union soviétique, mais ont gardé le silence sur leurs fonctions, leurs utilisations et leurs facteurs de sécurité", a indiqué M. Geng, notant que cet acte a suscité une profonde inquiétude au sein des populations locales et dans les pays voisins, et que certaines personnes exigent fortement la fermeture des laboratoires concernés.
"Nous espérons que les États-Unis prennent au sérieux les préoccupations de la communauté internationale, qu'ils considèrent la santé et la sécurité des populations locales de manière responsable et qu'ils prennent des mesures concrètes pour réduire les craintes", a-t-il déclaré.
Rappel
Bien plus que les programmes nucléaires, les programmes d’armements biologiques sont marqués par le plus grand secret depuis la Seconde Guerre mondiale. Les premiers sont expérimentés et mis au point par les Japonais de l’unité 731. Dès 1937, les équipes du colonel Ishii, surnommé « le Mengele japonais », utilisent des prisonniers de guerre comme cobayes. Ils leur infligent de grandes souffrances qui débouchent presque toujours sur la mort.
Affiche chinoise de l’époque de la guerre de Corée :
« Vaccinez tout le monde pour écraser la guerre bactériologique
menée par l’impérialisme américain
 ! 
»
Dès 1950 et suite à la publication du rapport Stevenson, les recherches reprennent dans le plus grand secret. En 1952, lors de la guerre de Corée, des épisodes infectieux suspects surviennent parmi les Nord-Coréens. Une commission d’enquête internationale du Conseil exécutif du Conseil mondial de la Paix, organisation indépendante soutenue par les Soviétiques, relève des indices laissant imaginer de possibles expérimentations de guerre biologique menées par l’armée américaine.
Ce secret s’est confirmé lors des recherches menées par les Américains dans les années 1960 où ceux-ci disséminèrent dans plusieurs villes des États-Unis des germes dits inoffensifs. Ces expérimentations provoquèrent néanmoins un certain nombre d’hospitalisations pas toujours bénignes. Ces faits ne furent dévoilés que bien plus tard.
En 1972, plus d’une centaine de pays, dont les grandes puissances, signent une convention sur l’interdiction de développement, de production et de stockage des armes biologiques et toxines et de leur destruction. Mais ce traité comporte deux failles essentielles. Tout d’abord, il ne prévoit pas de mécanisme de vérification. D’autre part, il n’établit pas de différence nette entre les recherches dites offensives et défensives. En d’autres termes, une nation peut continuer à faire des recherches sur des virus ou des bactéries qui pourraient éventuellement être utilisés comme des armes de guerre si elle est en mesure de justifier qu’elle cherche à se prémunir d’une attaque biologique ennemie ou de l’apparition d’une épidémie naturelle. En revanche, ce traité proscrit de manière claire la production massive de germes à usage militaire. Aujourd’hui, les États-Unis s’appuient sur cette zone grise afin de mener des recherches militaires très discrètes sur les germes.

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Hannibal GENSÉRIC

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