jeudi 27 août 2020

Sodome et de Gomorrhe détruites par un astéroïde il y a 3 700 ans


Selon la Bible et le Coran, les villes de Sodome et de Gomorrhe ont été détruites par Dieu pour leur comportement pécheur. Selon de récentes analyses, il semblerait que ce soit l’explosion d’un astéroïde il y a 3700 ans qui en soit à l’origine.

Explosion cosmique
Le site de Tall el-Hammam, situé dans la vallée du Jourdain au niveau de la région du Ghor, est considéré par beaucoup comme étant l’ancienne ville biblique de Sodome. Cette dernière aurait été détruite par Dieu à cause de la débauche de ses habitants, selon le livre de la Genèse (chapitre 19). Si cette information fait encore débat, une récente étude pourrait bien venir confirmer que oui, il y a bien eu destruction, mais que celle-ci est à mettre au crédit de l’explosion aérienne d’un astéroïde il y a 3 700 ans (les dates concordent). En témoignent de récentes analyses de datation au radiocarbone.
Tout savoir sur le mythe de Sodome et Gomorrhe | CNEWS
Phillip Silvia, archéologue et chercheur à l’Université Trinity Southwest (États-Unis), affirme en effet, sur la base de l’analyse des roches cristallisées retrouvées sur place, qu’un « énorme météore aérien a explosé dans une plaine circulaire de 25 km de large située au nord-est de la mer Morte ». Les détails de cette étude ont été présentés lors de la réunion annuelle des écoles américaines de recherches orientales tenue à Denver, au Colorado.
Tall el-Hammam Sodome
Une région prospère puis… plus rien
On savait la région peuplée depuis au moins 2500 ans, mais un effondrement massif de la population semble avoir eu lieu vers la fin de l’âge du bronze. « Le site avait été construit (au moins) au 4e millénaire avant notre ère, les habitants prospérant pendant au moins mille ans en tant que communauté agricole ouverte », écrivent les chercheurs. Puis tout d’un coup, plus rien.
« Il est remarquable que Tall el Hammam et ses voisins aient subi une calamité mettant fin à la civilisation, particulièrement la leur, vers la fin de l’âge du bronze moyen, poursuivent les chercheurs. Alors que les villes à l’ouest (Jérusalem, Bethel, Hébron), au nord (Deir’Alla, Pella, Beth Shan) et à l’est (Rabbath-Ammon, Tall al-Umayri, Nebo) continuaient à prospérer à l’âge du bronze récent, les villes et villages de l’est de la Jordanie n’ont pas pu le faire ».
Des températures aussi élevées que celles enregistrées à la surface du Soleil
Les analyses chimiques faites récemment sur le terrain soulignent en effet la « disparition soudaine des murs en briques de terre cuite – ne laissant que les fondations en pierre – il y a environ 3 700 ans », poursuivent les chercheurs, ajoutant que « des fragments de poterie récupérés montrent des signes de fusion de leurs couches extérieures en verre ».
Des cristaux de zircon dans ces films vitreux se seraient également formés dans la première seconde du souffle suivant l’explosion, suggérant des températures aussi élevées que celles enregistrées à la surface du Soleil.
Tsunami en mer Morte
« Les preuves matérielles de Tall el-Hammam et des sites voisins montrent les signes d’un événement thermique hautement destructeur que l’on pourrait attendre de ce qui est décrit dans le chapitre 19 de la Genèse, peut-on lire dans l’étude. Les échantillons de sol/cendres recueillis à Tall el-Hammam contiennent des preuves de destruction de la couche arable et de contamination du sous-sol par les sels de la mer Morte qui auraient empêché la culture de récoltes pendant plusieurs siècles après l’événement ».
Ces « sels » auraient ici été déposés sur les terres fertiles suite à la formation d’un tsunami dans la mer Morte, suggèrent les chercheurs. Ils notent par ailleurs que des habitants ne sont probablement revenus dans la région que 600 à 700 ans après l’explosion.
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Hannibal GENSÉRIC

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