samedi 28 mars 2020

SYRAK. la flotte russe s'entraîne à empêcher une éventuelle attaque franco-américaine

Trois frégates de la flotte de la mer Noire opérant au sein de la force opérationnelle méditerranéenne permanente de la marine russe ont repoussé une attaque de missile ennemi théorique, tirant des missiles de croisière Kalibr pendant les exercices, a rapporté vendredi le bureau de presse de la flotte russe.
La frégate russe Amiral Grigorovich frappe des
«cibles ennemies» lors d'exercices de la mer Noire.
«Le groupe d'action de surface comprenant les trois frégates, l'amiral Grigorovich, l'amiral Makarov et l'amiral Essen, a mené des tirs de missiles et d'artillerie contre des cibles maritimes et aériennes. Selon le scénario des exercices, le groupe naval ennemi fictif a lancé une attaque de missiles contre la force navale de la flotte de la mer Noire », a déclaré le bureau de presse dans un communiqué.
Les marins ont effectué des lancements électroniques de missiles Shtil-1 contre les missiles de croisière fictifs, après quoi ils ont théoriquement tiré des systèmes de missiles de frappe Kalibr. Au stade final, les équipages des frégates ont pratiqué des manœuvres conjointes et organisé des exercices de communication, de guerre anti-sous-marine et de défense aérienne pour la protection des navires pendant leur transit en mer, indique le communiqué.
Les navires de guerre comme l'amiral Grigorovich représentent une nouvelle série de frégates du projet 11356R / M (la désignation du projet 11357 est également utilisée). Ces frégates sont conçues pour détruire les navires et navires de surface ennemis, les sous-marins et les installations au sol, effectuer des patrouilles et défendre les voies maritimes.
Les frégates de ce projet sont armées de huit lanceurs de missiles de croisière Kalibr-NK capables de frapper des cibles de surface, côtières et sous-marines à une distance pouvant atteindre 2600 km.
Les navires de guerre de ce projet sont également équipés de systèmes de missiles et d'artillerie de défense aérienne Shtil-1, Palash et AK-630M, de canons d'artillerie universels A-190 de 100 mm, de tubes lance-torpilles et de lance-roquettes RBU-6000. Les frégates ont également une piste de décollage et d'atterrissage et un hangar pour un hélicoptère de guerre anti-sous-marin (Ka-27 ou Ka-31).


Un face-à-face France/Russie à ne pas écarter

Si en Irak, la France d'Emmanuel Macron a décidé enfin de retirer ses troupes où une confrontation majeure pour mettre à la porte la force d'occupation US se prépare, en Syrie, elle n'a pas l'air de suivre les tendances : d'ailleurs le communiqué de l'état-major français daté du 26 mars    annonce "le retrait de la centaine de soldats français engagée dans la ‘formation’ auprès de l’armée irakienne, ainsi que les éléments de soutien national stationnés au sein de l’état-major US ", alors que les États-Unis, maîtres du jeu, souhaiteraient le maintien de la présence des "supplétifs" français au sein de la coalition, au Koweït et au Qatar, de même qu’en  Syrie .

Opex360, site militaire français, va même jusqu'à en dévoiler la mission en termes à peine voilée : " Le pilier « appui », qui repose exclusivement sur des moyens aériens, reste mobilisé depuis la Jordanie et le Qatar, où un avion E-3F AWACS a récemment été déployé par l’armée de l’air française. La semaine passée, les aéronefs français ont réalisé 19 sorties aériennes."
En Jordanie, la France "appuie" aux côtés d'Israël la résurgence terroriste à Deraa, à Soueïda avec en toile de fond une sauvage détermination à empêcher la reprise du commerce syro-jordanien via le point de passage de Nassib et cette autoroute stratégique M5 dont  l'armée syrienne et le Hezbollah ont libéré le tronçon "nord" en dépit des efforts de guerre intenses de la Turquie et de l'OTAN. D'ailleurs le vendredi 27 mars, les "terroristes" ont lancé une attaque-éclair contre les positions de l'armée syrienne et des forces populaires à Busra al-Cham comme pour rappeler que les USA, OTAN et Israël se démènent autant que faire se peut pour embraser le front sud, façon à la fois de détourner la bataille d'Idlib mais aussi de ralentir ce qui est désormais irréversible, à savoir la perspective d'un désengagement total de la Syrie. 
Évidemment le communiqué de l'état-major français n'explique ni la mission des dits aéronefs français, dont un AWACS, ni la zone exactes où ces derniers opèrent en ce moment mais tout porte à croire que ce sont les bases aériennes russes à Hmeimim et à Qamichli qui sont en ligne de mire.  Tandis que la Grande-Bretagne travaille à une implication plus directe par armée turque et mercenaires terroristes interposés à Idlib, la France, elle se retire d'Irak pour amplifier son jeu anti-Assad et anti-Russie en Méditerranée orientale
Tartous : le porte-avions Charles de Gaulle provoque la marine russe..
Le porte-avions Charles de Gaulle
Début février, et parallèlement aux missions de patrouille des avions espions US, les sources russes ont fait état de l'appareillage du porte-avions français, Charles de Gaulle non loin des bases militaires russes dans le port de Tartous. Depuis les "aéronefs" français ne quitteraient plus le ciel des cotes syriennes où ils mèneraient des missions constantes avec des Boeing « Poseidon P-8 » et des « P-3E Aries II » américains, dans l'objectif de récolter des informations, propres à anticiper le prochain tour de force Armée syrienne/Alliés à Idlib. Il y a quatre jours une importante frappe aux drones et missiles a visé Hmeimim et Jebleh, sa banlieue. Les explosions ont été intenses que d'aucuns y ont vu une frappe lancée depuis la Méditerranée où le porte-avions Charles de Gaulle prête main forte aux Américains, aux Turcs et aux Israéliens.
Le vendredi 27 mars, un premier avertissement russe a été lancé. Selon Al-Masdar News, "Trois frégates militaires russes de la flotte russe de la mer Noire, lesquelles opèrent en Méditerranée orientale (voir ci-dessus), se sont exercés dans le cadre d'une manœuvre navale, à la "destruction" du groupe aéronaval français, dirigé par le porte-avions Charles de Gaulle. Des tirs de missiles de croisière Kalibr ont été au rendez-vous. La Russie se prépare-t-elle à contrer des tirs de missiles et des frappes aériennes contre Lattaquié? 

Source : Presstv

L'armée américaine planifie une escalade majeure contre l’Iran en Irak

Le Pentagone a ordonné à l'armée américaine de rester en état d'alerte pour une escalade majeure en Irak, a rapporté vendredi le New York Times (NYT) .
Selon l'article du NYT, le Pentagone a ordonné aux commandants militaires américains de planifier une escalade et de préparer une campagne pour détruire le «groupe de milices soutenu par l'Iran qui a menacé de nouvelles attaques contre les troupes américaines».
Cependant, alors que certains responsables du Pentagone se préparent à une confrontation, d'autres ne sont pas sûrs que les États-Unis devraient s'engager dans une telle campagne en ce moment.
"Mais le commandant en chef des États-Unis en Irak a averti qu'une telle campagne pourrait être sanglante et contre-productive et risquerait une guerre avec l'Iran", a rapporté le NYT. "Dans une note de service la semaine dernière, le commandant, le lieutenant-général Robert P. White, a écrit qu'une nouvelle campagne militaire nécessiterait également l'envoi de milliers de soldats américains en Irak et détournerait des ressources de ce qui a été la principale mission militaire américaine là-bas. : former les troupes irakiennes à combattre l'État islamique. "
Les principaux responsables de cette escalade militaire potentielle sont de hauts responsables, dont le secrétaire d’État Mike Pompeo et Robert C. O’Brien, le conseiller à la sécurité nationale.
O’Brien et Pompeo ont tous deux cherché à intensifier la campagne des États-Unis contre le gouvernement iranien, malgré la pandémie de coronavirus qui a tué des milliers de personnes dans le monde, dont près de 3000 en Iran.
Alors que le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, se méfie d'une telle campagne, il semble qu'il ait approuvé cette nouvelle campagne en Irak.
«Pourtant, des responsables américains ont déclaré que M. Esper a autorisé la planification d'une nouvelle campagne en Irak - même si l'armée réduit sa présence antiterroriste là-bas - pour fournir des options à M. Trump dans le cas où des milices soutenues par l'Iran intensifieraient leurs propres attaques contre les Américains. », ont déclaré deux responsables américains au NYT.
On ne sait pas ce que cette nouvelle campagne entraînera; cependant, sous l'administration Trump, les États-Unis ont été beaucoup plus agressifs dans leur approche de l'Iran.


Hannibal GENSERIC


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