vendredi 13 mars 2020

Rappel. Le Coronavirus apparu en Arabie


Le Coronavirus du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) est un virus respiratoire responsable d’une maladie pour laquelle aucun traitement spécifique ou vaccin n’est actuellement disponible. C'est à partir de cette souche de virus que les Américains ont créé leur arme biologique qui a été introduite en Chine.  
L'article suivant date de juin 2015.

Qu'est-ce que le coronavirus?
Il ne faut pas parler du coronavirus, mais du NCoV (pour Novel coronavirus). Les coronavirus sont un genre de virus appartenant à la famille des coronaviridae, ainsi nommés parce que, vus au microscope électronique, leur forme évoque la couronne solaire. Ils sont très nombreux et seuls une poignée est capable d'infecter l'homme, provoquant des maladies essentiellement digestives ou respiratoires, du banal rhume au terrible syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui a provoqué une grave épidémie en 2002-2003 qui a fait près de 800 morts.
Qu'est-ce que le MERS?
Le Syndrome respiratoire du Moyen-Orient, ou MERS, est ainsi nommé parce qu'il a été détecté pour la première fois en avril 2012 en Arabie saoudite. La souche responsable de l'épidémie sud-coréenne serait sensiblement la même que celle identifiée au Moyen-Orient, mais la situation semble évoluer plus vite avec déjà 108 personnes contaminées identifiées et 3500 placées en quarantaine, ce qui inquiète les autorités sanitaires. Au total, 1154 cas d'infection confirmées en laboratoire avaient été notifiés à l'OMS au 1er juin, dont au moins 434 mortels.
Comment se transmet-il?
Le premier diagnostic de MERS en Corée du Sud a été posé le 20 mai sur un homme revenant d'un voyage dans des pays du Golfe, dont l'Arabie saoudite. On ne sait pas bien comment se transmet le virus ni comment s'en protéger, mais l'OMS recommande de se méfier… des camélidés. Celui-ci semble capable d'infecter l'homme, et est probablement un réservoir privilégié du NCoV qu'il aurait pu recevoir de la chauve-souris il y a très longtemps. L'OMS recommande donc d'éviter «de boire du lait de chamelle cru ou de l'urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n'est pas assez cuite». La transmission interhumaine est possible mais exige un contact étroit avec un malade: en Corée, les autorités soulignent que la transmission ne s'est pour le moment faite qu'au sein des établissements de soins.
Quels symptômes?
Fièvre, toux et difficultés respiratoires essentiellement. «La présence d'une pneumonie est fréquente, mais pas systématique. Des symptômes gastro-intestinaux, dont la diarrhée, ont également été signalés», explique l'Organisation mondiale de la Santé. Un gros tiers (36 %) des infections aboutirait au décès, jusqu'ici uniquement chez des personnes déjà très fragilisées (personnes pagées, déjà malades, immunodéprimées…) qui peuvent développer une forme grave de la maladie, donc nécessiter des soins intensifs.


Quel traitement?
Il n’existe aucun traitement spécifique contre ce virus , hormis les traitements symptomatiques. Des recherches sont en cours pour mettre au point un vaccin.
Par  Soline Roy  Publié le 10/06/2015
Le coronavirus présent chez les dromadaires depuis vingt ans
Au Moyen-Orient et en Afrique, la presque totalité des cheptels de camélidés ont été en contact avec le virus responsable du MERS, qui a fait 180 morts.
 Deux études internationales publiées dans la revue en ligne Emerging Infectious Disease montrent que lorsqu'on fait des prélèvements systématiques de sang chez ces animaux, une forte proportion d'entre eux a des traces d'infection (séropositivité) par le MERS-CoV.
«Globalement, la séropositivité (au MERS-CoV) est de 94 % des dromadaires adultes au Nigeria et respectivement de 93 % et 97 % pour les animaux jeunes et les adultes en Éthiopie, estiment les chercheurs, toutes les provinces de ces deux pays dans lesquelles des échantillons ont été prélevés montraient des taux élevés de séropositivité.» Une situation différente de celle du Kenya où la proportion la plus forte d'animaux ayant des anticorps contre le MERS-CoV se trouve dans l'est du pays, là où les concentrations d'animaux sont les plus fortes. En Tunisie, 30 % des dromadaires de moins de 2 ans et 54 % des adultes ont été en contact avec le virus. En Égypte, la présence d'anticorps concerne 82 à 98 % des échantillons prélevés, selon les études. Oman, la Jordanie, le Qatar, le Soudan, l'Éthiopie flirtent avec les 100 %. Contrairement à l'homme, le virus n'est pas mortel pour les camélidés.
Pour le MERS-CoV, les études qui viennent d'être publiées sur les dromadaires confirment qu'il était déjà présent en 1992. Il sera peut-être identifié dans des échantillons de sang antérieurs au premier cas humain repéré en 2012 en Arabie saoudite.
Par  damien Mascret Publié
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