jeudi 2 août 2018

Barbouzeries mortelles en Centrafrique


La guerre de l’ombre ou celle des barbouzes, d’habitude fort discrète et sans trace, prend une tournure très bruyante en Centrafrique.
La percée russe en Centrafrique a choqué Paris et Washington et on s’attendait à un drame inévitable.
Trois Russes portant des cartes de presse comme des dizaines d’occidentaux présents dans ce pays ont été tués en une seule journée. « Plombés » pour les connaisseurs…

Jusqu’ici, les services spéciaux de l’OTAN en Afrique, usés par l’alcool, l’appât du gain et la pédophilie, se contentaient de monter les Africains les uns contre les autres, de préférence à coups de machette en exploitant ou en aggravant des clivages existants (tribaux, confessionnels, ethniques, etc.) ou en créant de nouveaux. Après tout, ce ne sont au fond que des « primitifs ». La propagande médiatique s’occupe du reste.
Et puis vinrent les Chinois, discrets, secrets, travailleurs forcenés et - comble du malheur pour nos barbouzes- pacifiques. On a tenté de les faire déguerpir par l’extorsion, les kidnappings et autres procédés peu recommandables entre gens civilisés via la pègre locale, des groupes armés ou de vrais faux rebelles, rien n’y fit. Les Chinois sont patients. Ils ne répondent jamais aux provocs. Ils branchent rarement. Les barbouzeries, ça ne marche jamais avec eux.
Les Russes c’est un autre style. Plus proche du notre avec l’efficacité en plus car les nôtres ne cherchent que l’oseille et se soucient peu de ce qui arrive aux populations locales. La guerre en Centrafrique, nous l’avons créée de toutes pièces, c’est le « Front Central » et puis voila que ces satanés Russes s’en mêlent. Ils sont parvenus à rétablir des liens communautaires que nos services se sont ingéniés à détruire. Ils ont tenté de ramener la paix, vous imaginez l’horreur de la paix pour les intérêts de nos multinationales ?
On passe donc aux vitesses supérieures comme au bon vieux temps : plomber et dézinguer le rival sans autre forme de procès.
Seul problème, à l’inverse du Chinois patient et endurant l’adversité, le Russe va certainement répliquer et de façon plus expéditive. Nos barbouzes embourgeoisées et ayant pris goût au luxe grâce aux malheurs des Africains, ne supportent plus la pression et la menace d’un dégommage fortuit ou collatéral.
Des morts suspectes, il y en aura encore en Centrafrique. L’Eldorado africain n’est plus ce qu’il était.

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