vendredi 19 octobre 2018

Poutine: Après un holocauste nucléaire, les Russes iront au paradis, et les agresseurs en enfer


Si une nation attaque la Russie avec des armes nucléaires, les Russes iront au paradis, contrairement aux agresseurs, a prévenu Vladimir Poutine.
Tout agresseur devrait savoir que les représailles seront inévitables et qu'il sera détruit. Et puisque nous serons les victimes de son agression, nous irons au paradis en martyrs. Ils tomberont simplement morts, n’auront même pas le temps de se repentir ", a déclaré M. Poutine au cours d’une séance du Valdai Club à Sotchi.

Rt.com rapporte: Il a ajouté que les forces nucléaires russes ne sont pas conçues pour une frappe préventive et existent en tant que capacité de frappe secondaire pour dissuader une attaque venant d’un pays étranger.
La doctrine nucléaire russe autorise l’utilisation de cette arme dans un conflit conventionnel, mais seulement si l’existence de la Russie est en jeu.
Cela laisse vraisemblablement à l'armée russe une échappatoire pour utiliser des armes nucléaires tactiques dans le cas d'une invasion à grande échelle. Ces restrictions sont moins sévères qu’un engagement complet de «non-premier recours» aux armes nucléaires, abandonné par Moscou en 1993.
Le dernier examen de la position nucléaire des États-Unis indique que Washington pourrait utiliser des armes nucléaires en réponse à une attaque non nucléaire contre elle-même ou ses alliés. Les circonstances exactes pouvant déclencher une telle action restent vagues.
Cela a donné lieu à des spéculations selon lesquelles même une cyberattaque pourrait permettre une réponse nucléaire.
Dans le même temps, un appel à la création de missiles à faible rendement lancés par des sous-marins et de missiles de croisière à capacité nucléaire n'a fait que renforcer l'inquiétude quant au fait que les États-Unis sont en train d’accumuler les armes nucléaires ou non  pour une sorte de conflit à grande échelle.

Guerre nucléaire : les risques actuels
Actuellement, les principaux risques d'utilisation d'armes nucléaires proviennent des États-Unis et de la Grande-Bretagne qui se réservent le droit de réaliser des "frappes nucléaires préventives", principalement contre la Russie, accusée de tous les maux. Ces importants regains de tensions géopolitiques dans le monde pèsent sur l'avenir de l'humanité qui est, entrée dans une nouvelle guerre froide : les puissances nucléaires comme les États-Unis, la Chine, la Russie, Israël, l'Inde et le Pakistan renforcent leur capacité de dissuasion avec l'émergence de deux nouveaux blocs : États-Unis/Europe/Israël contre Russie, Iran/Chine.
Ainsi, les dépenses militaires mondiales ont augmenté depuis 2014 alors que d'importants conflits régionaux menacent la stabilité mondiale.
La menace de la stratégie américaine
Les États-Unis, ancrés dans une politique interventionniste et impérialiste, se sont toujours gardés la possibilité d'effectuer des frappes nucléaires préventives. Cela « a été notre politique depuis longtemps et fait partie de nos plans pour l'avenir », a déclaré fin septembre 2016 le secrétaire à la Défense américain sur la base aérienne de Kirtland (Nouveau-Mexique, sud-ouest), qui accueille le centre de recherches atomiques.
Cette doctrine est particulièrement risquée selon le sénateur démocrate Edward Markey : « Le risque d'une guerre nucléaire menace gravement la survie de l'espèce humaine. Malheureusement, en n'excluant pas d'être les premiers à utiliser l'arme atomique, les États-Unis augmentent le risque d'une escalade nucléaire involontaire ».
L'impuissance de la communauté humanitaire
C'est pourquoi, la question d'une guerre nucléaire reste d'actualité comme l'illustre la rencontre en mars 2013 de responsables humanitaires des Nations Unies et des membres de la société civile qui s'inquiètent de la capacité de réaction de la communauté humanitaire face à une explosion nucléaire.
"Les conséquences humanitaires d'une attaque ou d'un accident nucléaire seraient potentiellement dévastatrices et catastrophiques", a prévenu le Directeur du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Genève, Rashid Khalikov.
Aujourd'hui, la communauté humanitaire avoue son impuissance à répondre efficacement à une telle situation, le mieux étant de tout faire pour prévenir le recours à de telles armes.
Comment réagir face à une explosion nucléaire ?
C'est tout l'objet du guide "Protective Action Guides and Planning Guidance for Radiological Incidents" rédigé par l'Agence américaine de la protection de l'environnement (EPA) en janvier 2017. Celui-ci décrit les précautions à prendre en cas d'attaque atomique, mais aussi d'accident nucléaire. Voici quelques extraits :
Si je suis dehors, que faire pour me protéger ?
"Couvrez-vous le nez et la bouche. Ne touchez pas les objets ou débris liés à l'émission radioactive. Allez à l'intérieur et restez-y. Rester dehors est la pire option en cas d'explosion nucléaire, cas les retombées radioactives pourront adhérer à la peau et aux vêtements".
L'air est-il bon à respirer ?
"Il y a peu de chances que l'air reste respirable après une explosion nucléaire, car de la fumée et des retombées radioactives y seront présentes. Si vous êtes dehors, gardez vos nez et bouche fermés jusqu'à ce que vous entriez dans un bâtiment. Une fois abrité, fermez toutes les portes et fenêtres et éteignez les ventilateurs et climatiseurs".
Si je suis en voiture, que dois-je faire pour me protéger ?
"Fermez les fenêtres et les trous d'aération. Désactivez le climatiseur ou le radiateur si les conditions météo le permettent. Si vous est en mesure de vous abriter dans un bâtiment, faites-le le plus vite possible. Sinon, rester à l'intérieur du véhicule est l'option la plus sûre. Essayez de trouver un endroit à l'ombre et de se brancher sur une radio pour recevoir des informations officielles".
L'horloge de l'apocalypse
La menace nucléaire dans le monde est notamment illustrée par l'horloge de l'Apocalypse ou de la fin du monde (Doomsday Clock). Créée en 1947, peu de temps après les bombardements atomiques américains sur le Japon, et est régulièrement mise à jour depuis, par les membres du Bulletin des scientifiques atomistes, (BAS) basé à l'Université de Chicago. La menace d'une guerre nucléaire planétaire a très largement contribué à diminuer le nombre de minutes qu'il restait à l'humanité avant de sombrer. En 2012 elle indiquait 23 h 55, soit seulement 5 minutes avant la fin du monde.
En 2017, son aiguille s'était encore avancée, indiquant 23 h 57 et 30 secondes...
Les conséquences d'une guerre nucléaire : l'hiver nucléaire
L'hiver nucléaire est la conséquence planétaire la plus souvent avancée (notamment par les pacifistes) pour mettre en garde contre les conséquences d'une guerre atomique massive. Selon cette vision, la Terre serait alors enveloppée d'un écran de poussières radioactives empêchant l'énergie solaire de parvenir jusqu'à nous pendant une durée assez longue, ce qui ferait disparaître l'espèce humaine de notre planète.
En effet, sans l'énergie du soleil, les températures baisseraient et la photosynthèse serait compromise : les rendements agricoles s'effondreraient tandis que l'approvisionnement énergétique serait sollicité outre mesure pour chauffer les logements.
Dès 1982, des études russes et américaines ont évoqué les conséquences de frappes nucléaires : plus que la radioactivité élevée et les dégâts des explosions, l'humanité a bien plus à craindre d'un hiver atomique comme l'illustrent les recherches de deux scientifiques américains, Alan Robock et Owen Brian Toon. On parle souvent d'une guerre atomique massive entre la Russie et les États-Unis, mais il suffirait d'un conflit régional entre l'Inde et le Pakistan, qui se déchirent sur la région du Cachemire, avec un échange de 50 frappes chacun (seulement 0,4 % de l'arsenal nucléaire mondial) pour menacer de famine 1 milliard de personnes !
Suite à une guerre nucléaire, le déroulement du scénario serait le suivant :
1.     20 millions de personnes seraient tuées par l'effet direct des explosions nucléaires.
2.     Des incendies colossaux et incontrôlables générés par les bombes enverraient dans l'atmosphère 9 millions de tonnes de suie dans l'atmosphère. En moins de 50 jours, toute la planète serait affectée par les cendres.
3.     Pendant une décennie, les rayons du Soleil seraient alors en partie filtrés. Résultat : la température planétaire baisserait de 1,25 °C au cours des trois premières années ; les précipitations mondiales diminueraient de 10 % dans les deux à quatre ans suivant l'événement ; les gelées seraient plus fréquentes.
4.     La photosynthèse plus faible. L'agriculture serait alors durement affectée et donc les ressources alimentaires pour l'ensemble de l'humanité. En effet, les cycles agricoles seraient probablement désorganisés du fait de l'effet combiné d'un refroidissement, d'une moindre pluviométrie et de la baisse de l'intensité des rayons solaires à la surface terrestre. Ceci se traduirait par des interruptions à répétition des cycles de croissance dues au gel.
5.     Enfin, ce scénario s'accompagne d'une perte généralisée d'ozone stratosphérique avec des conséquences sensibles sur des populations très éloignées de la zone de conflit.
Luke Oman, spécialiste du climat au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, (Maryland) a indiqué dans une interview que les émissions provenant de multiples explosions nucléaires, contrairement à une éruption volcanique, sont constituées de suie (et non de particules de sulfate), ce qui pourrait faire diminuer la température dans des proportions bien plus importantes.
Bien qu'il soit certain qu'une guerre nucléaire serait sans aucun doute dévastatrice, le degré des dommages imposés à la Terre en général reste sujet à controverse, même si les simulations s'affinent régulièrement.
Et si la technologie rendait obsolète l'arme nucléaire ?
La dissuasion nucléaire pourrait toutefois jouer encore son rôle et empêcher qu'un pays se serve finalement de l'arme atomique tant les dégâts sur le long terme seraient planétaires. D'autant plus qu'il existe des armes bien plus dévastatrices pour la stabilité d'un état comme les bombes à impulsion électromagnétique. L'IEM (EMP en anglais [a]), une émission d'ondes électromagnétiques brève et de très forte amplitude, déclenchée dans la haute atmosphère, est capable de mettre hors service de nombreux appareils électriques et électroniques à l'échelle d'un grand pays ! Les conséquences seraient catastrophiques : toute notre société technologique s'effondrerait, faisant sombrer la population et l'Etat dans le chaos et la guerre civile, sans conséquences pour le pays à l'initiative de l'attaque.
Notes
1.     Les essais nucléaires sont détectés facilement car ils engendrent des séismes cartographiés en temps quasi réel.
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VOIR AUSSI :
Hannibal GENSÉRIC



2 commentaires:

  1. les seuls gagnant seront les quelques tarés qui gouvernent le monde....les consequences? savent pas puisque tarés...

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  2. il parle d'or cet homme , longue vie a lui !

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