lundi 15 octobre 2018

ALERTE. Le volcan Etna pourrait créer un tsunami dévastateur en Méditerranée


Bien connu pour son intense activité éruptive, l’Etna menace également de provoquer un tout autre type de catastrophe : un tsunami. Une alerte lancée par des géologues, après qu’ils ont détecté un glissement continu et rapide d’un des flancs de l’édifice vers la mer. Impossible à prévoir, son effondrement dans la Méditerranée pourrait provoquer une vague dévastatrice.

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Illustration de la vague du tsunami qui avait submergé la ville de Miyako au Japon le 11 mars 2011.
Doucement, mais sûrement… L’Etna plonge irrémédiablement vers la mer. Une rencontre potentielle avec la Méditerranée qui, faute d’apaiser les colères ardentes du volcan, pourrait au contraire faire naître un tout autre type de catastrophe : un tsunami. Une prévision alarmante apportée par une équipe Italo-germanique de chercheurs à l’issue d’une étude qui vient d’être publiée dans la revue Science Advances.
Depuis trente ans, les géologues observent - à l’aide de données satellites et de mesures GPS - le fluage continu vers les flots du flanc Sud-Est de l’Etna. Un glissement progressif loin d’être négligeable, avec une descente annuelle moyenne de 14 millimètres, mesurée entre 2001 et 2012. Mais l’étude menée récemment par l’équipe de spécialistes allemands et italiens révèle une brusque accélération du phénomène.
Grâce à un réseau de balises disposées sur le fond marin situé au pied du volcan, les géologues ont eu la surprise de mesurer, en mai 2017, un déplacement de  l’édifice de pas moins de quatre centimètres le long d’une faille. Un mouvement continu, sans rupture brutale, et surtout achevé en à peine huit jours, une véritable curiosité géologique.
Une menace sérieuse
Selon les chercheurs, ce constat n’augure rien de bon. L’auteure principale des travaux, Morelia Urlaub, chercheuse en géodynamique marine au GEOMAR Helmholtz Centre for Ocean Research de Kiel, en Allemagne, explique en effet au site Live Science que c’est le flanc du volcan tout entier qui glisse dangereusement vers la mer : aussi bien sa partie située à l’air libre, que la portion rocheuse immergée.
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La spécialiste attribue ce processus à la gravité, plutôt qu’à une hypothétique accumulation de magma. La zone concernée par le glissement se situe en effet bien loin de la chambre magmatique de l’Etna, nichée quant à elle dans les entrailles de l’édifice, à bonne distance de ses flancs. Une configuration particulière, connue pour ses conséquences potentiellement catastrophiques.
"Nous savons grâce aux données géologiques d’archive d’autres volcans, que ceux-ci se sont effondrés de manière catastrophique et ont provoqué des glissements de terrains très, très rapides et importants", prévient Morelia Urlaub. "Si un tel glissement de terrain parvient à la mer, il peut provoquer un tsunami", achève de mettre en garde la géologue.
Une catastrophe imprévisible
Aussi alarmante soit-elle, cette prévision ne peut toutefois pas être précisément établie dans le temps. A l'heure actuelle, aucun signe ne suggère qu'un tel effondrement est imminent. "Les risques que cela survienne pour l’Etna ne peuvent pas encore être quantifiés. Les observations scientifiques du Mont ne datent que de quelques décennies, et l’Histoire de l’Etna s’étend sur 500.000 ans", concède la scientifique.
Ne reste plus alors qu’à surveiller de près l’édifice qui est entouré de zones densément peuplées. "Il y a un risque. Nous devons simplement garder un œil sur le flanc de l’Etna et la façon dont il se déplace", préconise la spécialiste. Outre ses fureurs ardentes, l’Etna menace désormais également de déverser une véritable vague de colère sur sa paisible Sicile alentour.
Il y a 8. 000 ans, une éruption de l'Etna aurait provoqué un titanesque tsunami, ravageant les côtes jusqu'à l'Afrique et la Turquie.
Entre la Sicile et l'Afrique, une longue traînée de sédiments intrigue depuis longtemps les géologues. Pour les volcanologues italiens, le suspect numéro un n'est autre que le plus grand volcan d'Europe : l'Etna, toujours actif et qui culmine actuellement à 3 300 mètres. L'équipe a découvert une longue traînée de débris révélatrice d'un glissement de terrain à environ vingt kilomètres de l'île. Au carbone 14, les chercheurs ont déterminé l'âge de ce sédiment : 8.000 ans. Or il existe d'autres coulées datant de cette époque en mer Ionienne, jusqu'au golfe de la Sydre, en Libye, et totalisant des centaines de kilomètres. Beaucoup plus loin encore, dans l'actuelle Israël, un site bien connu pourrait être lié au même événement. Gisant à une dizaine de mètres sous la surface de l'eau à plusieurs centaines de mètres de la côte, le site de Atlit-Yam a révélé des habitations néolithiques avec des poteries et un puits. On a pu déterminer que ce village a été brusquement abandonné il y a 8.000 ans.
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Simulée par l'équipe italienne, l'éruption de l'Etna aurait généré,
par glissements de terrain interposés, d'énormes vagues
à même de dévaster les côtes de tout le bassin oriental de la Méditerranée.

Hauteur des vagues :
Mauve: de 5 m à 50 m
Rouge : Entre 2 m et 5 m
Jaune : De 1m à 2m
Vert : inférieur à 1m
Qu'en est-il pour la Tunisie? 

La Tunisie risque-t-elle de subir un tsunami ? C’est ce qu’a déclaré Samir Ben Abadallah, directeur du département de la géophysique au sein de l’Institut National de Météorologie (INM). Le tsunami peut frapper le pays par le biais d’un séisme pouvant toucher les autres pays du bassin méditerranéen.
« Il est important de prendre les disposition nécessaire pour faire face à cette éventualité, sachant que le littoral tunisien s’étend sur une distance dépassant les 1000 km. C’est le littoral Est du pays. Autrement dit, il est exposé sur une zone sismique à risque », déclare Samir Ben Abdallah à Assarih dans son édition de ce mardi 12 septembre 2017, qui appelle à faire le suivi de toutes les secousses telluriques et de communiquer la-dessus.
Les simulations ci-dessus montrent que le sud de la Tunisie sera touché par un tel phénomène, et en particulier le golfe de Gabès: du fait de la faible profondeur de la mer, les vagues seront hautes de l'ordre de 5 mètres, et toucheront les cotes dans un délai de  3h 20 du début du glissement. Les îles de Kerkennah et  Djerba seraient atteintes par des vagues successives toutes les 10 à 15min et de hauteur de 2 à 5m, de quoi engloutir certaines zones. La ville de Gabès est directement menacée, la géométrie du golfe étant propice pour la survenue d'une accumulation des vagues et même de la survenue d'un phénomène de résonance. 
Encore hypothétique, ces conclusions sont toutefois en phase avec l'idée récente que des « mégatsunamis » seraient liés à des explosions volcaniques de grande ampleur. Le dernier exemple connu est récent, et géographiquement proche. En décembre 2002, après une éruption du Stromboli, une puissante coulée de boue a plongé en mer, générant des vagues de plusieurs mètres de hauteur qui ont provoqué des dégâts à soixante kilomètres de là.

Tunisie : des chercheurs découvrent l'ancien Nabeul englouti par un tsunami

Cette découverte vient corroborer des récits datant de l'Antiquité.
Des vestiges romains s'étendant sur vingt hectares sous la mer ont été découverts cet été par une mission tuniso-italienne à Nabeul, en Tunisie, confirmant selon les archéologues qu'un tsunami a englouti une partie de la ville de Néapolis au IVe siècle.
"C'est une découverte majeure" car elle vient corroborer des récits datant de l'Antiquité, a expliqué Mounir Fantar, directeur de la mission archéologique.
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Une équipe conjointe de l'Institut national du patrimoine tunisien (INP) et de l'université de Sassari-Oristano en Italie a mené des prospections sous-marines qui ont mis au jour des rues, des monuments et surtout près d'une centaine de cuves servant à la production de "garum", un condiment à base de poisson dont les Phéniciens, puis les Romains, étaient très friands. "Cette découverte nous a permis d'avoir la certitude que Néapolis était un grand centre de production de garum et de salaison, probablement le plus grand centre dans le monde méditerranéen. Et que [...] les notables de Néapolis devaient vraiment leur fortune au garum", a ajouté Mounir Fantar.
Un tsunami provoqué par un séisme
La mission avait commencé ses travaux en 2010 pour tenter de retrouver le port de Néapolis, qui fut d'abord un comptoir carthaginois évoqué par l'historien grec Thucydide avant de devenir une colonie de l'Empire romain. Rappelons ici le premier génocide historiquement prouvé est celui commis par les Romains contre les populations carthaginoises qui ont résisté à la conquête romaine, dont la ville de Néapolis a été le triste exemple.
L'équipe a maintenant "la certitude que Néapolis a souffert de ce séisme" qui date, selon l'historien Ammien Marcellin, du 21 juillet 365 après J.-C., (il y a  1.643 ans) et qui a durement touché le Cap-Bon en Tunisie, mais aussi Alexandrie et la Crète.
Hannibal GENSERIC


6 commentaires:

  1. je fais suivre à mes amis de Gabès, c"est une ville que j aime beaucoup!!

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  2. A WEEK TO WATCH ON ALL LEVELS
    http://prophecyinthemaking.blogspot.com

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  3. Je vais faire partage a mes amies tunisiens merci pour l'infos

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  4. Est ce qu' il y'a un risque pour la Corse ?

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  5. je suis kekenienne et j'ai une grosse peur pour mon ile et surtout ma famille

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  6. Même s'il y a un risque.. où fuir??! Nulle part...

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